Gallien
Déjean

Enseignements

Exposition et livre « Vertige des correspondances »

ARTS VISUELS

Exposition et livre « Vertige des correspondances »

Projet de recherche avec Gallien Déjean, Julien Fronsacq

Du 14 novembre au 4 décembre 2014, la Galerie l’elac présente une exposition réalisée par les étudiants du Master Arts Visuels de l’ECAL, à l'occasion du lancement du livre Vertige des correspondances , issu d'un projet de recherche sous la direction de Julien Fronsacq et soutenu par la HES-SO/Haute école spécialisée de Suisse occidentale. L’œuvre de Charles Blanc-Gatti (1890-1966), figure trop méconnue de la peinture musicaliste, se situe entre une quête d'harmonie synesthésique et la perte de repères sensoriels. Ces deux versants sont abordés dans l'exposition « Vertige des correspondances » à travers le prisme de la relation que l'artiste suisse a entretenu avec l’espace alpin. En présentant une sélection inédite d’œuvres et d'archives de Blanc-Gatti, « Vertige des correspondances » offre une vue d'ensemble de la production de l'artiste non étudiée auparavant : en parallèle à sa participation à l’aventure musicaliste, et à ses écrits au sujet des sons et couleurs, Charles Blanc-Gatti fut également un inventeur et écrivain qui n’a eu de cesse d’éprouver les forces que l’espace exerce sur le corps et nos sens. En s’appuyant sur Chromophony – film animé, abstrait et musical réalisé en 1939 –, les étudiants-chercheurs du Master Arts Visuels de l'ECAL ont souhaité s’affranchir d’une approche exclusivement formelle de l’œuvre de Charles Blanc-Gatti, au profit d'une étude décloisonnée de l’ensemble de ses recherches conceptuelles. « Vertige des correspondances » propose de découvrir les recherches de Charles Blanc-Gatti dans les domaines artistiques et au-delà. A la fin de sa vie, après l’élaboration d’espaces picturaux, lumineux puis cinématographiques, Blanc-Gatti se consacre à l’observation de paysages alpins qu'il conçoit à la manière de spectacles dont il réalise des relevés cartographiques et sensoriels. Aux côtés des archives, l'exposition présente les travaux des étudiants-chercheurs Jérôme Baccaglio, Anaïs Defago, Arthur Fouray, Julien Gremaud, Marine Julié, Emanuele Marcuccio, Rubén Valdez et Linda Voorwinde . Vertige des correspondances est également une publication bilingue (FR/EN) de 188 pages avec 85 reproductions issues des archives de Charles Blanc-Gatti. Le livre a été conçu sous la direction éditoriale de Julien Fronsacq en collaboration avec Lucile Dupraz , par les graphistes Marietta Eugster et Teo Schifferli, avec des photographies de  Jonas Marguet . Il comprend des contributions d’experts issus de disciplines complémentaires : Maxime Guitton , spécialiste en musique, programmateur musical et ancien assistant de la compositrice Eliane Radigue; Gallien Déjean , historien de l’art et commissaire d’exposition; Teresa Castro , historienne du cinéma; Jelena Martinovic , historienne de la médecine et artiste; et Sarah Burkhalter , historienne de l’art et de la danse moderne. Documents et œuvres de Charles Blanc-Gatti courtesy la Cinémathèque suisse, l'Institut suisse pour l'étude de l’art (SIK-ISEA) et le Musée cantonal des beaux-arts de Lausanne. Crédit photographique : vues d'exposition et reproductions de la publication par ECAL/Axel Crettenand.

Conférence de Serge Lemoine, professeur émérite à la Sorbonne, Paris

ARTS VISUELS

Conférence de Serge Lemoine, professeur émérite à la Sorbonne, Paris

Projet de recherche avec Gallien Déjean, Julien Fronsacq

Vision et espace : de l'exposition Le sentiment de la montagne (Musée de Grenoble, 1998) à Dynamo, Un siècle de mouvement et de lumière dans l'art, 1913-2013 (Grand Palais, 2013)

Exposition « Dear Peggy » du Bachelor et du Master Arts Visuels de l’ECAL chez Treize (Paris)

ARTS VISUELS

Exposition « Dear Peggy » du Bachelor et du Master Arts Visuels de l’ECAL chez Treize (Paris)

Autre avec Gallien Déjean, Stéphane Kropf, Stéphanie Moisdon

L’utilisation de logiciels de modélisation 3D s’est accrue dans le domaine de la conception des expositions. Ces outils offrent aux designers et aux commissaires une plus grande maniabilité pour reconstituer l’espace virtuel de la galerie et y expérimenter les différentes options scénographiques envisagées. Pourtant, malgré l’éventail des possibilités de ces logiciel (la déconstruction de l’espace tridimensionnel en superposition de plans et de facettes), leur usage dans le champ curatorial reste souvent désespérément conventionnel : le tableau est accroché au mur, le mur est perpendiculaire au sol, la sculpture est posée sur le sol devant le mur. En présentant chez Treize (Paris) les travaux de 14 artistes sélectionnés parmi les étudiants du Bachelor et du Master Arts Visuels de l’ECAL, le projet « Dear Peggy » explore certaines ressources de la modélisation virtuelle pour les appliquer, avec des matériaux et des techniques simples, dans l’espace réel. Bien avant l’invention des logiciels 3D, l’architecte Frederick John Kiesler avait imaginé pour la section surréaliste d’Art of This Century (la galerie new-yorkaise de Peggy Guggenheim, ouverte en 1942) des murs convexes à partir desquels les œuvres, accrochées sur des tiges, étaient projetées dans l’espace. En s’inspirant de ce système, «Dear Peggy» s’affranchit de la linéarité et de la planéité murale du white cube pour métamorphoser l’espace d’exposition, démultiplier les plans de l’accrochage et donner une nouvelle matérialité aux œuvres présentées. Exposition sans thème, «Dear Peggy» incarne la diversité des pratiques développées au sein de l’ECAL. Cette mise entre parenthèse d’œuvres disparates entre deux murs incurvés fonctionne comme un emballage, une métaphore simultanée de l’exposition collective temporaire et de l’école d’art. «Dear Peggy» est un tube ouvert de part et d’autre, un passage transitoire, comme peut l’être une école dans la carrière d’un artiste.

Exposition « Dear Peggy » du Bachelor et du Master Arts Visuels de l’ECAL chez Treize (Paris)

ARTS VISUELS

Exposition « Dear Peggy » du Bachelor et du Master Arts Visuels de l’ECAL chez Treize (Paris)

Autre avec Gallien Déjean, Stéphane Kropf, Stéphanie Moisdon

L’utilisation de logiciels de modélisation 3D s’est accrue dans le domaine de la conception des expositions. Ces outils offrent aux designers et aux commissaires une plus grande maniabilité pour reconstituer l’espace virtuel de la galerie et y expérimenter les différentes options scénographiques envisagées. Pourtant, malgré l’éventail des possibilités de ces logiciel (la déconstruction de l’espace tridimensionnel en superposition de plans et de facettes), leur usage dans le champ curatorial reste souvent désespérément conventionnel : le tableau est accroché au mur, le mur est perpendiculaire au sol, la sculpture est posée sur le sol devant le mur. En présentant chez Treize (Paris) les travaux de 14 artistes sélectionnés parmi les étudiants du Bachelor et du Master Arts Visuels de l’ECAL, le projet « Dear Peggy » explore certaines ressources de la modélisation virtuelle pour les appliquer, avec des matériaux et des techniques simples, dans l’espace réel. Bien avant l’invention des logiciels 3D, l’architecte Frederick John Kiesler avait imaginé pour la section surréaliste d’Art of This Century (la galerie new-yorkaise de Peggy Guggenheim, ouverte en 1942) des murs convexes à partir desquels les œuvres, accrochées sur des tiges, étaient projetées dans l’espace. En s’inspirant de ce système, «Dear Peggy» s’affranchit de la linéarité et de la planéité murale du white cube pour métamorphoser l’espace d’exposition, démultiplier les plans de l’accrochage et donner une nouvelle matérialité aux œuvres présentées. Exposition sans thème, «Dear Peggy» incarne la diversité des pratiques développées au sein de l’ECAL. Cette mise entre parenthèse d’œuvres disparates entre deux murs incurvés fonctionne comme un emballage, une métaphore simultanée de l’exposition collective temporaire et de l’école d’art. «Dear Peggy» est un tube ouvert de part et d’autre, un passage transitoire, comme peut l’être une école dans la carrière d’un artiste.