Diplômes 2026 – Bachelor Photographie

Publié
24 juin 2026

Découvrez les projets de diplôme du Bachelor Photographie.


Projets

Salomé Billato – Grosse

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Salomé Billato – Grosse

par Salomé Billato

Grosse est un livre photographique qui mêle autoportraits, images documentaires et images fictionnelles autour du corps contemporain. En se réappropriant le mot « grosse », un terme marqué par la honte et la stigmatisation, ce projet interroge les normes de beauté et leur emprise sur notre rapport au corps. Il s'appuie sur l'expérience personnelle de l'artiste du Wegovy, un traitement de perte de poids ayant intensifié une surveillance constante de son corps. Grosse explore une contradiction centrale : la critique ces normes tout en y participant. Le livre questionne jusqu'où nous sommes prêtes à remodeler notre corps pour répondre à des idéaux socialement construits.

Lee Eggenschwiler – Standard Values

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Lee Eggenschwiler – Standard Values

par Lee Eggenschwiler

Standard Values explore l'économie opaque des pierres de couleur à Bangkok. Conçu comme une enquête visuelle, ce projet s'intéresse aux zones grises de ce secteur, capturant le moment précis où les mécanismes de confiance et les flux mondiaux transforment un simple caillou en un idéal de luxe standardisé. Le livre confronte la matérialité brute des gemmes à l'espace urbain, faisant dialoguer les facettes des cristaux avec l'architecture des gratte-ciels pour en révéler la similitude et les inclusions. Pourtant, les images révèlent aussi une forme de solitude face à une opulence illusoire, entre boutiques vides et corps anonymes.

Vittorio Franzolini – Still still

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Vittorio Franzolini – Still still

par Vittorio Franzolini

Still still explore l'héritage des architectures construites durant la période fasciste en Italie. Inspiré des « parole in libertà » futuristes, le titre naît de la répétition d'un même mot, générant une ambiguïté entre immobilité et mouvement. Réalisé entre Milan et Rome en argentique, le projet cherche à désacraliser ces bâtiments à travers des points de vue rapprochés et décentrés, s'éloignant de leur représentation monumentale et célébrative. Murs et surfaces apparaissent comme une peau marquée par l'érosion, la poussière et les traces du temps, transformant des symboles de pouvoir en corps fragiles et vulnérables. Still still interroge la persistance de certaines esthétiques de l'autorité dans le présent et prend la forme d'un livre et d'une installation imprimés en Comcolor.

Antoine Genoud – Galé j'armayi

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Antoine Genoud – Galé j'armayi

par Antoine Genoud

Galé j'armayi s'intéresse à la manière dont la figure du paysan est représentée en Suisse, où elle est fortement liée à l'identité nationale. Plus largement, le projet invite les spectateur·trice·s à questionner leur rapport à un passé idéalisé et exploité ainsi qu'aux traditions auxquelles ils·elles sont attaché·e·s de manière à se les réapproprier. Plastiquement, cela prend la forme d'une pièce vidéo ainsi que d'une série d'autoportraits où la pose, l'habillement et les objets concourent à recréer l'imagerie paysanne traditionnelle tout en y intégrant un certain décalage dans le but de la questionner. De plus, les rôles d'hommes et de femmes sont interprétés par l'artiste lui-même, remettant en question une certaine idée du genre et des valeurs traditionnelles et conservatrices.

Morea Gërxhaliu – Petti Toes Grande

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Morea Gërxhaliu – Petti Toes Grande

par Morea Gërxhaliu

Petti Toes Grande est un film expérimental et une installation. Quatre animaux se retrouvent autour d'un thé : un chien, un cerf, un rat et un cochon. Chacun incarne une sous-personnalité et transforme un monologue intérieur en conversation. Nourrie par la culture Internet, la culture furry, les archétypes animaux et la charge émotionnelle projetée sur certaines espèces, l'œuvre utilise le symbolisme animal pour explorer différentes versions du soi. Sur trois écrans encadrés de rideaux de scène, téléréalité et théâtre fusionnent dans un spectacle où performance et authenticité deviennent difficiles à distinguer. La hiérarchie de la scène reste instable, oscillant entre celles qui servent, celles qui performent, celles qui regardent et celles qui sont reléguées à l'arrière-plan.

Rose Graf – EVERYTHING FALLS QUIET

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Rose Graf – EVERYTHING FALLS QUIET

par Rose Graf

Il y a des moments que personne ne voit. Pas parce qu'ils n'existent pas, mais parce que personne ne regarde vraiment. EVERYTHING FALLS QUIET est né d'une mémoire intime, celle du harcèlement scolaire. Des lieux familiers traversés par une obscurité qui n'est pas naturelle, des corps qui coexistent sans se voir, une tension qui pèse sans jamais éclater. Entre souvenir et mise en scène, entre réel et onirique, c'est une façon de reprendre le pouvoir sur ce qui a été subi. De mettre sur pause ces instants invisibles pour leur donner enfin une présence, un visage.

Léa Isoard – Almost Marble

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Léa Isoard – Almost Marble

par Léa Isoard

Almost Marble observe la circulation des corps féminins contemporains dans un paysage visuel et culturel façonné par des représentations héritées. Prenant pour référence les Cariatides de l'Acropole, ce projet s'intéresse à la persistance d'idéaux construits par un regard masculin, ainsi qu'aux possibilités de leur déplacement. Dans le labyrinthe athénien, portraits et fragments architecturaux composent alors une lecture sensible d'une ville stratifiée. Les figures photographiées peuvent être envisagées comme des « cariatides déplacées » : non plus des corps assignés à soutenir un monument, mais des présences vivantes qui habitent la ville et la constituent de l'intérieur.

Maël Le Guével – Liberté, Liberté ! C'est où ça ?

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Maël Le Guével – Liberté, Liberté ! C'est où ça ?

par Maël Le Guével

Liberté, Liberté ! C'est où ça ? est une enquête vidéo au cœur des gbakas, ces minibus collectifs qui sillonnent Abidjan du matin au soir. Couverts de slogans religieux et de couleurs vives, ils forment un marqueur visuel fort de la ville. À leur bord, les apprentis racolent, collectent la monnaie et négocient dans une atmosphère de désordre et de violence codifiée. S'imposer, c'est survivre. Le film suit Kenzo, 32 ans, apprenti depuis dix ans à la gare d'Adjamé Liberté. En caméra embarquée, on le suit dans son quotidien. Il s'active, s'époumone pour charger le bus au plus vite. Une fois lancé vers Yopougon, le calme retombe sur les passagers et seul le bruit du trafic résonne. Ce projet est un portrait d'un théâtre urbain où virilité, débrouille et chaos sont des formes de résistance.

Farah Mirzayeva – ANOMALIES

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Farah Mirzayeva – ANOMALIES

par Farah Mirzayeva

Inspiré par une formation en chimie, ANOMALIES explore la frontière entre l'imagerie scientifique et la construction visuelle. Après avoir photographié des machines qui traitent ou stockent des données dans les laboratoires de l'EPFL, les images sont modifiées en utilisant le scan comme outil de transformation pour les altérer, les glitcher et les déformer. Le processus imite les machines elles-mêmes : les images codifiées sont systématiquement rescanées pour acquérir une nouvelle matérialité et deviennent texturées, instables et, paradoxalement, analogiques. ANOMALIES se compose d'une installation recréant le squelette d'un microscope de laboratoire, ainsi que d'un livre qui reflète le traitement des données afin de révéler l'immatérialité et l'abstraction de la recherche scientifique.

Auriane Nicollier – Everything Will Remain Except the House

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Auriane Nicollier – Everything Will Remain Except the House

par Auriane Nicollier

Everything Will Remain Except the House est une série documentaire qui suit les habitant·e·s d'un bâtiment squatté pendant près d'un an. Après leur expulsion, certain·e·s ont trouvé un nouveau lieu de vie, tandis que d'autres se sont retrouvés à la rue. Le projet interroge la manière dont l'intimité se construit dans des espaces temporaires, collectifs et précaires. Chaque lieu occupé doit être aménagé, partagé et réinventé. Dans cette instabilité, le chez-soi se définit plus par les relations qu'il accueille que par l'espace qu'il occupe. Présenté sous la forme d'une édition réunissant photographies et témoignages, Everything Will Remain Except the House préserve la mémoire d'un lieu disparu et propose une réflexion sur la précarité du logement, la vie collective et l'entraide.

Colas Ravey – Un goût salé m'est resté en bouche

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Colas Ravey – Un goût salé m'est resté en bouche

par Colas Ravey

La plage, dans les jeux vidéo comme dans la vie, est un lieu cher à l'artiste. C'est un espace qui mélange personnes, sensations et instants de vie. Un endroit où l'identité et la sexualité des gens sont à la merci du soleil et de la chaleur. Un goût salé m'est resté en bouche est une réminiscence de l'enfance, une période où les jeux vidéo sont des mondes pixelisés où tout semble possible, dépourvus de questionnements sur l'image de soi et l'amour. En s'inspirant de l'esthétique low-poly, le projet parle d'un instant suspendu où voyeurisme, bronzage et drague coexistent. Un moment où l'artiste devient l'avatar d'un jeu à multiples buts, naviguant entre désir et liberté, intime et public, à la recherche de quelque chose qui pourrait ressembler à de l'amour.

Aline Savioz – I feel slightly off

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Aline Savioz – I feel slightly off

par Aline Savioz

Né d'une période introspective, I feel slightly off transforme des ressentis invisibles comme l'angoisse et la perte de sens en mises en scène construites. À travers des portraits, des scènes de groupe et des natures mortes, des situations familières basculent subtilement vers l'étrange. Inspirées par les notions d'inquiétante étrangeté (Sigmund Freud) et de vallée de l'étrange (Masahiro Mori), les images jouent sur de légers décalages qui créent une tension entre le quotidien et l'inquiétant. Réunissant neuf photographies grand format et une image imprimée sur un tapis au sol, l'installation propose une réflexion sur le rapport au contrôle, à l'angoisse et à la perception de la réalité, tout en cherchant à rendre visibles des expériences intimes souvent partagées mais rarement exprimées.

Ashley Schneiter – AMUL RAGAL

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Ashley Schneiter – AMUL RAGAL

par Ashley Schneiter

AMUL RAGAL est un projet photographique documentaire consacré au lamb, pratique profondément ancrée dans les traditions culturelles, sociales et spirituelles du Sénégal. À travers ce travail, l'artiste interroge la représentation photographique du corps masculin noir et les imaginaires qui lui sont associés. La lutte sénégalaise offre un terrain où se croisent rites, croyances et culture contemporaine. En tant que femme évoluant dans un environnement presque exclusivement masculin, l'artiste a développé un regard sensible aux gestes, aux nuances, aux moments d'attente ou de vulnérabilité qui échappent au spectacle. L'utilisation d'une faible profondeur de champ fait du flou un outil narratif traduisant la frontière incertaine entre réalité, croyance et représentation.

Louise Tapponnier – Ce qu'elles partagent

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Louise Tapponnier – Ce qu'elles partagent

par Louise Tapponnier

Ce qu'elles partagent explore la photographie comme un processus relationnel et collaboratif autour de la notion de sororité. À travers un dispositif fondé sur la répétition et l'uniformisation, l'artiste photographie des femmes dans un cadre partagé afin d'observer ce qui émerge au-delà des singularités. Le regard se déplace vers les gestes, les attitudes et les formes de présence. Les échanges lors des prises de vue font émerger des réflexions sur les habitudes corporelles, les postures apprises et les manières de se présenter ou d'occuper l'espace. L'édition prolonge cette recherche en rassemblant les corps dans un flux continu où les figures s'unissent et se répondent. Les images composent progressivement une forme de « nous », fondé sur l'expérience partagée.

Shiny Vallenas – The Money Shot Always Tastes Like Bunnies And Donuts

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Shiny Vallenas – The Money Shot Always Tastes Like Bunnies And Donuts

par Shiny Vallenas

Les codes de la pornographie ont recomposé en profondeur la représentation des femmes au sein de l'image contemporaine. Du porno chic des années 2000 à l'esthétique des clean girl des réseaux sociaux, il s'agit des mêmes gros plans et des mêmes corps fragmentés qui circulent. Le désir, inhérent à l'image, prend aujourd'hui différentes formes déguisées dues à la censure et se transforme en tendances virales. Ce projet croise la mise en scène et l'image générée par intelligence artificielle afin de reconstruire des dispositifs empruntés au casting porno, à OnlyFans, au vocabulaire publicitaire et trace ainsi des correspondances formelles entre le corps, l'animal et l'objectification pour rendre visible ce qu'un flux permanent d'images nous apprend à ne plus voir.

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