Diplômes 2026 – Master Photographie

Publié
24 juin 2026

Découvrez les projets de diplôme du Master Photographie.


Projets

Lóa Fenzy – Remy

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Lóa Fenzy – Remy

par Lóa Fenzy

Remy est un court-métrage hybride qui oscille entre documentaire construit et performance de longue durée, utilisant le casting et les répétitions comme méthodologie et structure narrative. Partant de la question « Que se passerait-il si j'engageais des acteurs pour jouer le rôle de mon père ? », le film suit huit hommes d'âge mature qui auditionnent pour le rôle de mon père absent, puis trois d'entre eux sont invités à participer à des répétitions de plus en plus intimes et à des mises en scène. Ce qui ressemble au départ à un processus de casting classique se transforme peu à peu en un espace où la masculinité, l'autorité, la tendresse et l'attention sont mises en scène entre des inconnus. À travers la répétition, la mise en scène, l'improvisation et la négociation émotionnelle, le film dévoile progressivement sa propre construction, brouillant la frontière entre sincérité et performance.

Xiao Fu – The Surrogate

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Xiao Fu – The Surrogate

par Xiao Fu

The Surrogate est un projet multimédia alliant installation vidéo et images matérialisées. Ces œuvres, inspirées par les parallèles entre la vie reproductive contrôlée du panda géant et les expériences queer chinoise face à la pression sociale, explorent la complexité de la construction identitaire à travers des images synthétiques et des surfaces tactiles. Utilisant un panda en images de synthèse comme avatar numérique, The Surrogate tisse un récit à la fois absurde et émouvant. Des matériaux corporels tentent de déconstruire physiquement l'image du panda tout en introduisant des sensations queer liées à la douceur, à l'érotisme et au malaise qui transcendent l'expérience purement visuelle. Plutôt qu'une vérité stable sur l'identité, le corps de substitution reste dans un état de transformation perpétuel tout en conservant une attitude critique.

Elisa Hampe – Through My Hands, Broken into Fingers

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Elisa Hampe – Through My Hands, Broken into Fingers

par Elisa Hampe

Through My Hands, Broken into Fingers est un projet créé avec à l'aide d'un smartphone et qui explore comment les écrans provoquent un détachement de la réalité, du point de vue d'une jeune adulte. L'artiste créé des images picturales en capturant des objets, des corps et des espaces à l'aide de photogrammétries réalisées avec un smartphone, puis en les réassemblant en scènes plus complexes à l'aide d'un logiciel 3D. Les images représentent des figures dans des intérieurs domestiques, suspendues dans des états d'attente, d'épuisement et d'immobilité. Du fait du processus de numérisation, les surfaces et les textures se transforment : les couvertures perdent leur douceur et se transforment en coques rigides, les corps semblent creux et fragiles, et les intérieurs familiers s'effondrent pour laisser place à des environnements instables et oppressants. En parallèle aux images murales, une sculpture en aluminium imprimé réintroduit les corps médiatisés dans l'espace.

Binyu Lin – Still Cruising

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Binyu Lin – Still Cruising

par Binyu Lin

Still Cruising rejoue les scènes qui ont façonné le désir de l'artiste. Ces désirs se construisent par l'accumulation d'une imagerie queer masculine particulière : un corps exposé, travaillé, performé. À force d'être consommées, ces images glissent peu à peu vers un état d'épuisement. Par la photographie mise en scène, le projet tente de réentrer dans cette imagerie. À travers l'objectif, entre la visée et la mise au point, le corps désiré se trouve étayé, suspendu ou révélé dans des états de fatigue. Au fil de la dérive du regard, l'attention se déplace progressivement de l'objet du désir vers soi. Dans ce mouvement répété de reconstruction et de retour, Still Cruising cherche à négocier un espace entre l'obsession et la subjectivité, un espace à habiter.

Zhiyue Liu – Crossing the River by Feeling the Stones

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Zhiyue Liu – Crossing the River by Feeling the Stones

par Zhiyue Liu

Crossing the River by Feeling the Stones naît d'une expérience d'enfance longtemps enfouie et se déploie en une exploration du désir, de la sexualité et du fantasme façonnés par la migration. Reprenant une métaphore chinoise qui consiste à avancer dans l'incertitude grâce à l'instinct et au toucher, ce projet traduit un état de curiosité, de confusion et de quête. À travers des mises en scène, l'artiste invite des amies à accomplir des gestes ordinaires du quotidien : actions domestiques, corporelles ou ludiques, entre soin, routine, intimité et rituels qui donnent vie au foyer. Nourries de fantasmes et de désirs entravés dans le contexte culturel chinois, ces images interrogent les représentations du corps féminin, entre érotisme saphique, dévoilement, curiosité et étrangeté.

Andrey Lopatin – Flies

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Andrey Lopatin – Flies

par Andrey Lopatin

Flies est un court-métrage construit autour de l'image d'un crash d'avion. Il mêle des scènes domestiques générées par IA et des paysages hallucinatoires habités par des marionnettes avec des archives du Controlled Impact Demonstration de la NASA en 1984, en suivant un garçon-mannequin obsédé par les catastrophes aériennes. Ses deux registres fonctionnent comme des métaphores d'un monde saturé d'images de désastre où réalité et simulation deviennent indistinguables. Les marionnettes paraissent humaines et vulnérables, mais sont à la fois des corps artificiels manipulés de l'extérieur. Entre pilote, passagers, enfant et des points de vue oniriques, le film laisse simulation, mémoire, fantasme et documentation se fondre. La mouche dérive à travers ces réalités en témoin fragile et persistant.

Thomas Martin – To Dream a Night, Gently, Through a Glass, Darkly

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Thomas Martin – To Dream a Night, Gently, Through a Glass, Darkly

par Thomas Martin

To Dream a Night, Gently, Through a Glass, Darkly explore la peur de perdre la vue, ancrée dans un risque personnel, comme métaphore d'une perte plus large de clarté, de croyance et d'imagination. À travers des images générées par IA et l'appropriation d'images de désinformation médiatique créées par IA, l'œuvre prend la forme d'un livre et d'une installation vidéo. Elle met en scène un monde instable où regarder ne garantit plus de comprendre, et examine comment les médias neuronaux, l'anxiété politique et les récits apocalyptiques façonnent ce que nous voyons, croyons et imaginons. Ce projet demande si la cécité peut devenir une protection, et ce que signifie continuer à regarder quand l'avenir lui-même semble s'effondrer, s'obscurcir et devenir hallucinatoire.

Gaia Pierobon – Sara

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Gaia Pierobon – Sara

par Gaia Pierobon

Sara est un projet photographique développé par l'artiste avec sa cousine. Ayant grandi ensemble avant que la distance ne les sépare, la photographie est devenue un moyen de reconstruire leur relation. Ce projet suit une jeune femme dont le monde s'est progressivement réduit à l'espace de sa chambre, où les écrans, les dessins, les chansons et les mondes imaginaires semblent plus rassurants que le monde extérieur. Au cœur du projet se trouvent les thèmes de l'isolement, de l'imagination, du handicap et de l'entrée dans l'âge adulte. En envisageant la photographie comme un espace de soin et de collaboration, ce travail est devenu une lettre d'amour à Sara, une tentative de lui montrer la beauté, la profondeur et la tendresse que l'artiste voit en elle.

Clara Stote – My Favorite Place on Earth Was Huntington, Long Island

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Clara Stote – My Favorite Place on Earth Was Huntington, Long Island

par Clara Stote

My Favorite Place on Earth Was Huntington, Long Island est un projet né d'un conflit personnel et identitaire. D'origine belge et américaine, l'artiste est née et fut élevée en France. Enfant, elle admirait ses cousines américaines, mais au fil du temps, des valeurs radicalement opposées les ont éloignées. Plusieurs membres de sa famille s'alignent à une politique chrétienne d'extrême droite. Cet éloignement est au coeur du projet : si l'artiste avait grandi aux États-Unis, serait-elle devenue comme elles ? Entre nostalgie, fascination et réalité, ce projet tend vers quelque chose de plus vaste. Dans le paysage politique américain actuel, la réalité est devenue un instrument à manier et à déformer. My Favorite Place on Earth Was Huntington, Long Island s'inscrit dans ce malaise : Qu'est-ce qui est réel ? À quoi peut-on se fier lorsque la vérité est devenue un outil ?

Julieta Tarraubella – Archaeology of Birth

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Julieta Tarraubella – Archaeology of Birth

par Julieta Tarraubella

L'artiste est née en 1991 à Tacna, dans le sud du Pérou, au cœur du désert d'Atacama. À vingt kilomètres de là se trouve Miculla, une vallée de pétroglyphes datant du Ve au XVe siècle. Une semaine après sa naissance, sa mère l'y a baptisée et a offert sa vie à l'univers. Archaeology of Birth prend pour point de départ l'archive photographique de Miculla réalisée par la mère de l'artiste. Ces images ont servi à entraîner une IA qui réinvente ce que les voyageurs ont observé et gravé dans la pierre. À travers des représentations médiées par la technologie, le projet se déploie sous forme d'installation mêlant fiction audiovisuelle, sculptures-pétroglyphes vibrantes et panorama immersif des Andes. En donnant une agentivité aux éléments du désert, Archaeology of Birth recompose un paysage à la fois historique, hérité et imaginé.

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