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2006 2023
Usefulless

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Usefulless

Autre avec Ricca

Dans son essai  Théorie de la métamorphose , le philosophe Emanuele Coccia loue « la puissance des chenilles » leur permettant de passer d’une existence à l’autre sans devoir mourir ni renaître, faisant par là basculer le monde sans le toucher. Cet état amphibie s’incarne dans la figure du cocon, étape à la fois intermédiaire et entière, qui totalise plus que la somme de deux moitiés. Le cocon est un territoire borné mais sans limites, ni complètement la vie, ni totalement la mort ; c’est une forme plurielle et poreuse rendant compte simultanément de plusieurs réalités parfois contradictoires. Les œuvres présentées ici font écho au principe de transition qui gouverne cette exposition. Dans le rapport qu’elles entretiennent à l’espace ou leurs interrogations sur la fonction de l’objet d’art, à travers la mise en scène de l’intime, ces œuvres identifient une limite et, mécaniquement, en interrogent déjà l’au-delà. Le dictionnaire anglais des néologismes  Urban Dictionnary  définit l’adjectif comme une qualité propre aux objets précieux et utiles qu’on ne parvient jamais à trouver au moment où on les cherche. Ouvrant une voie médiane à la définition binaire  useful/useless  (utile/inutile), le terme  usefulless  définit ainsi un état transitionnel du rapport d’utilité. La prééminence du contexte dévoile alors toute l’ambivalence dont l’objet est porteur puisqu’il n’est utile qu’en regard d’un besoin, au temps voulu, pour quelque chose ou à quelqu’un. Usefulless fait dialoguer les travaux des étudiants du Master Arts Visuels de l’ECAL/Ecole cantonale d’art de Lausanne et des œuvres d’artistes poursuivant dans leurs pratiques respectives des réflexions similaires.

Symposium KILL Yr IDOLS

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Symposium KILL Yr IDOLS

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KILL Yr IDOLS La Jeunesse a été la grande invention du XXème siècle. Elle l’a inspiré en tout, est devenue son horizon, son moteur. Nous avançons suivant ses goûts. Elle qui, pourtant, jusqu’à la fin de la seconde guerre mondiale, était à peine considérée, comme un état transitoire, un âge bête.  Mais soudain, sous la poussée de la pop culture, l’économie de marché a commencé à faire aux jeunes les yeux doux. Celle qui était regardée comme l’expression embarrassante d’une crise de croissance, a finit par dominer le monde. Le XXIème siècle a vingt ans, dix-neuf vingt ans, et la jeunesse reste une énigme. On aimerait la penser, en faire l’histoire, mais on sait aussi que la jeunesse ne s’arrête jamais pour se retourner. Elle vit pour produire des moments, des idées (aussitôt soumises au vieillissement) des gestes neufs… ou qu’elle croit neuf ? heureux sont les amnésiques. Il faudrait voir comment se dessine depuis un siècle une histoire de Jeunesse, en ligne droite ou plutôt par couches, par strates, sédimentations. Moins d’un siècle aura produit un mille-feuille d’attitudes, celles que dessinent chaque génération, comment elles s’approprient le territoire culturel, les modes, les langages, les postures, tous ces signes que visent à détruire la génération suivante (pour se donner du possible). Au coeur de tout cela, pourtant, des invariants : les mêmes doutes, la même rage, la même opposition, le même mal-être, la même fausse-arrogance, les mêmes découvertes, le même or. Politisée, ou concernée quoi qu’il en soit, la jeunesse 2.0 est traversée par une opposition encore à analyser entre la rapidité des échanges qu’elle développe sans cesse davantage et son désir de freiner à différents endroits les dégâts devenus irréparables du capitalisme tardif : désagrégation de la planète et du climat. Prendre le réalisme capitaliste de vitesse, est peut-être la nouvel horizon d’une jeunesse qui s’est elle-même érigée sur sa capacité de vitesse. Dans cette configuration, quelles nouvelles postures, quelles nouvelles idées, quels dépassements, quelles transformations peut - encore et toujours - inventer la jeunesse? Comment surgit là le neuf, si nous ne sommes jamais qu’au centre d’un épuisant recommencement? Nous n’aurons pas assez d’une journée et de deux conversations avec les artistes Tobias Madison et Eduardo Williams pour les recenser, en entrevoir les puissances. Philippe Azoury

Exposition 'Ending Explained'

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Exposition 'Ending Explained'

Autre avec MAAV

Symposium 'Eco-monde: horizons nouveaux'

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Symposium 'Eco-monde: horizons nouveaux'

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Peut-on passer d’un monde à l’autre, d’une période de l’histoire humaine à une autre, et continuer à créer des formes, produire du sens, vendre de l’art, comme si de rien n’était? Glisser dans une nouvelle ère sans en tenir compte? Entre compte à rebours de la catastrophe écologique et nouvelle conscience environnementale, on est en train de changer de paradigme, et d’entrer, sans toujours le savoir, souvent à reculons, dans un univers inconnu, où les questions politiques, sociales, scientifiques, artistiques ne se posent plus dans les mêmes termes. Là où était l’homme (« ecce homo ») s’impose aujourd’hui l’interdépendance des formes de vie (« aimer l’écho? »). Là où se déchaînait Prométhée, avec son mythe du progrès et son dogme du développement, surgit un souci neuf, encore mal compris, celui de durer, de laisser vivre, de s’abstenir. Là où règne la substance, celle des produits, des ressources, des certitudes, s’insinue désormais une question inédite: l’atmosphère, affaire d’ambiance et de résonance, d’esprits aériens et d’envoûtement des choses. Et là où triompha longtemps l’anthropocentrisme, comme posture impériale, le sol se fissure sous les pieds de l’Homme, qui en perd sa majuscule, son arrogance, sa solitude aussi. De ce tournant écologique obligé de la modernité tardive, l’art et la culture ne peuvent pas ne pas tenir compte. Il leur faut trouver une tonalité nouvelle, au diapason des périls, des urgences,mais aussi de l’humilité et de l’ampleur de vue requises par ces temps nouveaux. Il leur faut explorer des thématiques nouvelles, que le capitalisme frénétique et les drames de l’histoire avaient reléguées au second plan. Il leur faut, surtout, penser ensemble des choses qu’on sépare depuis des siècles: les objets et les vies, l’air et le sens, le micro et le macro, le temps et l’espace. C’est de ces vastes problèmes que traitera le symposium. C’est dans cet esprit qu’il bousculera nos habitudes. C’est avec autant de joie que d’exigence questionnante, de liberté que d’ouverture dialogante, qu’il abordera de front la révolution en cours, et ses enjeux cruciaux pour le monde de l’art – et pour le simple fait de créer. On y parlera d’anthropocène, de finance verte, de pourriture vitale, de gadoue militante, du rapport entre le milieu et les extrémités, et de bien d’autres choses. En gardant à l’esprit, pour ne pas désarmer, qu’il ne s’agit pas de défendre la nature , mais plutôt, aujourd’hui plus que jamais, d’ être la nature qui se défend .

Symposium avec Tristan Garcia

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Symposium avec Tristan Garcia

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A l’occasion du Symposium Master Arts Visuels à l’ECAL, Tristan Garcia a réalisé une conférence sur son livre Nous. Né en 1981 à Toulouse, Tristan Garcia est un philosophe et écrivain français, qui s’impose parmi les plus intéressants de sa génération. Il co-dirige avec Vincent Normand le laboratoire de recherche Théâtre, jardin, bestiaire : une histoire matérialiste de l’exposition, soutenu par l’ECAL et la HES-SO. Ses romans comprennent La Meilleure Part des hommes (2008) qui a obtenu le Prix de Flore en 2008 et qui fut adapté au théâtre en 2012, Mémoires de la jungle (2010), En l’absence de classement final (2012), Les Cordelettes de Browser (2012), Faber. Le Destructeur (2013) et 7 récompensé par le prix du Livre Inter 2016. Ses travaux philosophiques incluent L’Image (2007), Nous, Animaux et Humains. Actualité de Jeremy Bentham (2011), Forme et objet. Un Traité des choses (2011), Six Feet Under. Nos vies sans destin (2012), La Vie intense. Une obsession moderne (2016) et Nous (2016). Depuis 2015, il est professeur associé à l’Université Lyon-3.

Evaluation 1er semestre 2017

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Evaluation 1er semestre 2017

Autre

Master Class avec Pierre Bismuth

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Master Class avec Pierre Bismuth

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Pierre Bismuth a présenté à l’ECAL son premier long métrage en tant que réalisateur Where is Rocky II ? Né à Neuilly-sur-Seine en 1963, Pierre Bismuth est un artiste contemporain qui s’intéresse à la règle comme manifestation essentielle de l’activité humaine. Son travail, qui couvre des champs de connaissance très divers, se nourrit des lois inhérentes de chaque système auquel il s’intéresse, dans le but de trouver leur point de rupture. En 2005, il remporte avec Michel Gondry et Charlie Kaufman l’Oscar du meilleur scénario original pour son synopsis de  Eternal Sunshine of the Spotless Mind . Where is Rocky II ? (93') 2016 Un détective privé et un duo de scénaristes hollywoodiens sont engagés dans un défi autour de l’existence d’un mystérieux objet créé et caché dans le désert, il y a 40 ans, par l’artiste américain Ed Ruscha. En traitant la matière documentaire comme s’il s’agissait d’une fiction, Pierre Bismuth réalise ce qu’il appelle une fausse-fiction.

SOMA – Résidence au Mexique

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SOMA – Résidence au Mexique

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Lors de la cérémonie des diplômes Bachelor et Master qui a eu lieu fin juin, l'ECAL/Ecole cantonale d'art de Lausanne a remis à trois étudiants de 1re et 2e années du Master Arts Visuels – Gabriele Garavaglia, Vinzenz Meyner et Catarina Bota Lea – les «clés» d'une résidence d'artistes à Mexico City. SOMA est un espace d'art contemporain qui vise à s'imposer comme un contrepoint dynamique aux écoles, musées et galeries du Mexique. Il est né à l'initiative d'un groupe d'artistes mexicains qui, en s'appuyant sur les expériences des précédentes espaces d'art, comme La Panadería et Temístoclés 44, ont uni leurs forces pour créer une plateforme unique au sein de la scène culturelle. La mission de SOMA est d'encourager le dialogue, la collaboration et même la confrontation entre artistes et producteurs culturels de différents horizons et générations.

Travaux du premier semestre 2015-16

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Travaux du premier semestre 2015-16

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Conference Dominique Gonzales Foerster

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Conference Dominique Gonzales Foerster

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Diplômes

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Diplômes

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Jérôme Wilfredo Baccaglio ,  Logos for Drones and Such... J'ai élaboré un catalogue de logos pour drones. Il rassemble une imagerie disparate (inventée, dessinée, trouvée) dont chaque motif est déclinable en toile, en tatouage, en dessin, ou en autocollant qui pourra être commandé et acheté. C'est une démarche oblique pour parler de l'interprétation de l'image (celle du spectateur et celle de l'artiste, sur l'attribution d'un sens, d'un nom) ; du versus engendré par un travail fait main et une image digitale ; de la sphère commerciale ; de la question du copyright et de sa fonction dans une ère où l'information est omniprésente mais instable. Tina Braegger ,  Fasanenstrasse 30 J'ai fabriqué une maquette architecturale, placée sur quatre pieds, décorée avec des rideaux qui tombent par-dessus les bords vers le sol. A l'intérieur de la maquette, j'ai mis mes vieux jouets, des objets qui appartiennent à l'origine à une maison de poupée. En fixant les pieds directement à la maquette, elle devient comme une table. Je voulais créer quelque chose de surréaliste, comme un rêve ; les objets à l'intérieur de la maquette sont trop grands, la maquette se vide de sa substance, les rideaux sont énormes. Arthur Fouray ,  Andy IV, #aaafff Studio Modernes, Helio noir cendré 2011 : Entre en 2ème année Arts Visuels à l’ECAL. Visite de la Dia:Beacon. 2012 : Premier échange d’artiste avec Frédéric Gabioud. 2013 : Débute le site web de notes «arthurfouray.website». Diplôme de Bachelor Arts Visuels. Obtient un atelier subventionné par la ville de Lausanne. Assistant pour Pierre Huyghe. Co-fondation d’a + o – ( a-plus-o-min.us ). 2013 – 2014 : La toile-sommier Lauren inaugure la série des objets-toiles. Première peinture #aaafff pour Philippe Decrauzat. 2015 : Co-fondation de Silicon Malley ( siliconmalley.ch ), artist-run space à Prilly. Julien Gremaud ,  The Big Picture Deux papiers peints se font face. C’est très blanc, les traits sont noirs, élémentaires. Les squelettes sont faits. On s’est demandé si ce n’était pas mieux d'avoir des surfaces pleines ou d'autres vides, si on unifiait les couleurs, si on jouait avec des monochromies, les couleurs primaires. On pourra toujours les agrandir à l’envi. Ce sont des fichiers ai. Plus besoin d’Hasselblad. Il ne reste plus grand-chose des images d’origine. D’ailleurs: la photographie veut investir l’espace. Mais on n’y arrive toujours pas. Promis Johanne, je ferai des photos pour l'archive de notre collaboration. Emanuele Marcuccio ,  Untitled (Serve the Servants) C'est une vérité partielle, un fragment de ma compréhension, de mon sens des choses.  Etre seul au bureau, être seul à la bibliothèque, être seul à l'atelier reste lié d'une certaine façon au progrès. J'ai cet élan qui me pousse exactement dans la situation qui me fait progresser. Et bien, après je me sens particulièrement spécial. Crédit photographique : ECAL/Axel Crettenand.

Paris et au Centre Pompidou-Metz

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Paris et au Centre Pompidou-Metz

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Crédit photographique : ECAL/ Julien Gremaud .

Masterclass avec Juergen Teller

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Masterclass avec Juergen Teller

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Avant sa conférence à l'ECAL du 11 février 2015, l'artiste photographe Juergen Teller a rendu visite aux étudiants du Master Arts Visuels dans leur atelier, pour répondre à leurs questions et discuter de leurs travaux. Un groupe d'étudiants en photographie de l'ECAL s'est joint à cette masterclass. Né à Erlangen (Allemagne) en 1964, Juergen Teller étudie à la Bayerische Staatslehranstalt für Photographie à Munich, avant de déménager à Londres en 1986. Il est connu pour naviguer entre l'art et la photographie commerciale, brouillant les frontières entre ses travaux de commande et ses images plus personnelles. Il a publié plus de trente livres d'artistes et expose internationalement avec des expositions monographiques notamment à la Photographers' Gallery et à l'Institute of Contemporary Arts à Londres, à la Kunsthalle de Vienne et à la Fondation Cartier à Paris. Ses photographies sont régulièrement publiées dans des magazines comme POP , Die Zeit , 032c , Purple , Self Service ou encore W Magazine . Il collabore également avec de nombreuses marques dont Céline, Helmut Lang, Louis Vuitton, Marc jacobs et Vivienne Westwood.

Symposium « Aventures ontologiques »

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Symposium « Aventures ontologiques »

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Symposium HES-SO mardi 25 novembre Auditoire IKEA, ECAL — 10h-12h Expériences psychédéliques et engagements ontologiques Conférence de Martin Fortier — 14h-17h Qu'est-ce qu'une exposition ontographique ? Conférence de Vincent Normand suivie d'une conversation avec Tristan Garcia — Martin Fortier est philosophe et anthropologue, spécialiste des expériences hallucinogènes. Il a précédemment questionné les rapports entre les philosophies de l’ordinaire et du vernaculaire, puis étudié la notion anthropologique d’animisme, et il prépare actuellement à l’Institut Jean Nicod (EHESS, ENS, Paris) une thèse de doctorat en philosophie cognitive, consacrée aux hallucinations psychédéliques. Il enseigne à l’EHESS un cours qui explore de manière transdisciplinaire la notion d’animisme, et il prépare par ailleurs, en collaboration avec une psychologue, une étude comparée entre l’Allemagne et l’Amazonie qui a pour objet les mécanismes de la confiance chez les enfants. Il a codirigé avec Thierry Paquot un ouvrage consacré à la pensée d’Ivan Illich, à paraître en 2015. — Tristan Garcia est écrivain et philosophe. Ses romans, publiés aux éditions Gallimard, comprennent La Meilleure part des hommes , Mémoires de la Jungle et Faber. Le destructeur . Auteur qui ne cesse de changer de genre et de sujets, il a également écrit sur l’image, la souffrance animale ou la vie et  la mort ordinaires. Son essai de métaphysique Forme et objet. Un traité des choses est paru aux Presses Universitaires de France, maison d’édition pour laquelle il codirige une collection consacrée aux séries télévisées. Cette année il enseigne à l’ECAL un séminaire d’histoire des idées contemporaines intitulé « Construire le monde ». — Vincent Normand est auteur et commissaire d’expositions, dont « Fun Palace » au Centre Pompidou (Paris) et « The Siren’s Stage, Le stade des sirènes, Lo stato delle sirène » à David Roberts Art Foundation (Londres), Fondation Kadist (Paris), Fondazione Nomas (Rome). Il a notamment écrit pour les revues May , Witte de With Review , Critique d’Art , Frog et Kaleidoscope , et pour le catalogue de l’exposition « Pierre Huygue » au Centre Pompidou, Ludwig Museum (CoLogne) et LACMA (Los Angeles). En 2010, il a coréalisé le film Contre-Histoire de la Séparation avec Etienne Chambaud, puis jusqu’en 2012 il a coédité la revue Criticism   et codirigé le centre d’art Forde (Genève). A présent, il codirige le journal et plateforme de recherche Glass Bead (glass-bead.org) et enseigne à l’ECAL.

Travaux du premier semestre 2013-2014

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Travaux du premier semestre 2013-2014

Autre avec Valentin Carron, Fabrice Gygi, Fabian Marti

photos (c) ECAL/ Axel Crettenand

Practicalities (La vie matérielle)

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Practicalities (La vie matérielle)

Autre avec Stéphanie Moisdon, Willem de Rooij

Exposition à Basis e.v., Francfort , du 19 septembre au 13 octobre 2013. «Du moment qu'il n'y a pas de livre sans raison d'être, ce livre n'en est pas un» écrivait Marguerite Duras au sujet de La vie matérielle , publié en 1987. Practicalities (La vie matérielle) envisage la portée utopique ainsi que les limites matérielles propres à l'oeuvre produite en école d'art. Quels propos pouvons-nous attribuer à une présentation de travaux d'étudiants? Celle-ci peut-elle être définie comme exposition, et fonctionner en tant que telle? Pourrions-nous formuler à son sujet de nouvelles raisons d'être? Ce projet résulte d’un programme d'échange d'une année à l’initiative de l'artiste Willem de Rooij en collaboration avec la commissaire d'exposition et critique Stéphanie Moisdon. Conçue par des étudiants et diplômés récents du Master Arts Visuels dirigé par Moisdon à l'ECAL/ Ecole cantonale d'art de Lausanne, Practicalities est le second volet d'un programme d'exposition en deux temps. Elle complète et fait écho à Influence , exposition présentée à 1m3 ayant permis à un public Lausannois de découvrir les travaux d'artistes étudiant auprès de Willem de Rooij à la Städelschule de Francfort. Les manières de créer et d’exposer varient d'un territoire à l'autre. L’exposition Practicalities matérialisant une rencontre entre deux lieux, elle aborde les contraintes et les libertés dont un-e artiste peut faire l’expérience ici ou là, avant d’être concerné-e par des stratégies commerciales et les attentes d’institutions.

Exposition « Dear Peggy » du Bachelor et du Master Arts Visuels de l’ECAL chez Treize (Paris)

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Exposition « Dear Peggy » du Bachelor et du Master Arts Visuels de l’ECAL chez Treize (Paris)

Autre avec Gallien Déjean, Stéphane Kropf, Stéphanie Moisdon

L’utilisation de logiciels de modélisation 3D s’est accrue dans le domaine de la conception des expositions. Ces outils offrent aux designers et aux commissaires une plus grande maniabilité pour reconstituer l’espace virtuel de la galerie et y expérimenter les différentes options scénographiques envisagées. Pourtant, malgré l’éventail des possibilités de ces logiciel (la déconstruction de l’espace tridimensionnel en superposition de plans et de facettes), leur usage dans le champ curatorial reste souvent désespérément conventionnel : le tableau est accroché au mur, le mur est perpendiculaire au sol, la sculpture est posée sur le sol devant le mur. En présentant chez Treize (Paris) les travaux de 14 artistes sélectionnés parmi les étudiants du Bachelor et du Master Arts Visuels de l’ECAL, le projet « Dear Peggy » explore certaines ressources de la modélisation virtuelle pour les appliquer, avec des matériaux et des techniques simples, dans l’espace réel. Bien avant l’invention des logiciels 3D, l’architecte Frederick John Kiesler avait imaginé pour la section surréaliste d’Art of This Century (la galerie new-yorkaise de Peggy Guggenheim, ouverte en 1942) des murs convexes à partir desquels les œuvres, accrochées sur des tiges, étaient projetées dans l’espace. En s’inspirant de ce système, «Dear Peggy» s’affranchit de la linéarité et de la planéité murale du white cube pour métamorphoser l’espace d’exposition, démultiplier les plans de l’accrochage et donner une nouvelle matérialité aux œuvres présentées. Exposition sans thème, «Dear Peggy» incarne la diversité des pratiques développées au sein de l’ECAL. Cette mise entre parenthèse d’œuvres disparates entre deux murs incurvés fonctionne comme un emballage, une métaphore simultanée de l’exposition collective temporaire et de l’école d’art. «Dear Peggy» est un tube ouvert de part et d’autre, un passage transitoire, comme peut l’être une école dans la carrière d’un artiste.

Gerwald Rockenschaub

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Gerwald Rockenschaub

Autre avec Gerwald Rockenschaub

20.11.2012, Conférence, DJset et studio visit de Gerwald Rockenschaub L’artiste autrichien Gerwald Rockenschaub (né en 1952) est associé depuis le début des années 1980 à la mouvance néo-géo qui emploie le vocabulaire plastique de l’avant-garde abstraite. Le néo-géo a instillé la symbolique consumériste du pop’art dans l’art minimal américain. Pour autant, les oeuvres de Rockenschaub ne sauraient se cantonner dans une catégorie de style. Ses animations Flash, ses Pralinen et ses Intarsien ancrés dans la tradition du tableau de chevalet, ses objets muraux, ses sculptures et ses installations se nourrissent autant des thèmes de la modernité que de notre culture quotidienne. Ils en extraient la quintessence par le biais de la simplification et la condensation radicales qui sont les deux fondements de la méthode de Rockenschaub. Il est également actif dans le domaine de la musique électronique.

Willem de Rooij

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Willem de Rooij

Autre avec Willem de Rooij

13.11.2012, Conférence et « studio visit » de Willem de Rooij, artiste Au cours des cinq dernières années, la notion de « référencialité » ou les techniques permettant de passer outre les références extérieures sont devenues des éléments importants dans le travail de Willem de Rooij. Tout au long de sa carrière, l’artiste a analysé les conventions de présentation et de représentation et a évalué la tension entre des thématiques socio-politiques et la production d’images autonomes. « Je crois qu'il ne peut y avoir de contenu sans forme et que par conséquent, l'art, dans son principe, trouve essentiellement sa consistance dans la forme. Aussi dramatique ou socialement pertinent que soit un sujet, il restera toujours, et par définition, soumis à la forme dans laquelle il est présenté au spectateur. En d'autres termes, si la forme, qui doit toujours être établie en premier lieu, n'est pas correctement posée, le contenu ne sera pas lisible. Cette faille morale - le drame humain peut-il être moins important que tout le reste ? - définit, je pense, le dilemme de l'art le plus engagé socialement et politiquement, et compromet souvent à l'avance ses chances de communiquer son programme avec succès » Willem de Rooij

Histoire des idées contemporaines

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Histoire des idées contemporaines

Autre avec François Cusset

Séminaire d’histoire des idées contemporaines avec François Cusset, philosophe et historien des idées. François Cusset (né en 1969) est un historien des idées, professeur de civilisation américaine à l'université de Nanterre. Ancien élève de l'École normale supérieure de Saint-Cloud, ancien responsable du Bureau du livre français à New York. Il a été chercheur associé au CNRS (Laboratoire « Communication et politique ») et professeur à l'Institut d'études politiques de Paris. Il a publié « Queer Critics » (PUF, 2002), « French Theory » ( La Découverte, 2003), « La décennie, le grand cauchemar des années 80 »(La Découverte, 2006),« Contre-Discours de Mai: ce qu'embaumeurs et fossoyeurs de 68 ne disent pas à ses héritiers » (Actes Sud, 2008), et son premier roman, « À l'abri du déclin du monde » (P.O.L.) en 2012. 9.10.2012 - Première séance: Aux origines de la pensée critique (de Kant à Adorno) La pensée critique, inaugurée par Kant et son projet de "critique du présent", se prolonge chez Nietzsche, avec son soupçon radical face à l'histoire et à la morale, puis dans un genre très différent chez les penseurs de l'Ecole de Francfort, créée au coeur des sombres années 1930: au croisement de Marx et de Freud, autrement dit de la critique sociale et des théories de l'inconscient, et tout en en critiquant les limites, des théoriciens mélancoliques et atypiques comme Walter Benjamin, Theodor Adorno et Max Horkheimer développent une pensée critique globale et rigoureuse de l'industrie culturelle, des formes nouvelles de la domination, ou de l'histoire à sens unique -- autant de théories critiques incontournables dans lesquelles l'histoire intellectuelle contemporaine puise l'essentiel de ses sources. 13.11.2012 - Deuxième séance: Culture et pouvoir (de Williams à Bourdieu) Il est un point sur lequel la théorie critique, dans la filiation de l'Ecole de Francfort, se démarque du marxisme orthodoxe de ses origines: la culture, qui n'est plus seulement un reflet direct de la domination économique, mais une sphère partiellement autonome, avec ses modes de pouvoir, de contrainte, de résistance, d'autant plus cruciaux à saisir que la culture au sens large (des médias aux loisirs) est alors en passe de devenir le coeur du nouveau capitalisme mondialisé. C'est tout le programme des "cultural studies", nées en Grande-Bretagne dans les années 1960 autour des travaux de Raymond Williams et Richard Hoggart, et prolongées aux Etats-Unis et même en France sous la forme d'un dialogue fécond avec d'autres théories critiques de l'art et de la culture, comme celles de Fredric Jameson et de Pierre Bourdieu. 11.12.2012 - Troisième séance: Vers les sociétés de contrôle (Foucault, Lyotard, Deleuze) Si leurs perspectives philosophiques restent divergentes, les oeuvres majeures de Michel Foucault et Gilles Deleuze, mais aussi dans une moindre mesure de Félix Guattari et Jean-François Lyotard, ont en commun leur insistance sur les nouvelles modalités de la domination et de la circulation du pouvoir: moins par la discipline des corps et plus par le contrôle des comportements, moins par la contrainte extérieure et plus par l'intériorisation (subjectivation), moins par la loi et plus par la norme, moins par l'extériorité du souverain et plus par l'affectivité et les désirs. Ces oeuvres fournissent quelques outils théoriques indispensables à une compréhension de notre présent: la "microphysique du pouvoir", les "machines désirantes", les "dispositifs pulsionnels", etc. 8.01.2013 - Quatrième séance: Textes et identités Face à un pouvoir bienveillant et panoptique, et à ses violences symboliques, les nouvelles résistances se développent. Elles ont trait, de plus en plus, à l'affirmation d'une position minoritaire et à la mise en avant, fût-ce sur un mode critique, des singularités identitaires: si l'essor des pensées de la minorité, qu'elle soit sexuelle, culturelle ou postcoloniale, participe au renouvellement intellectuel des cinquante dernières années, c'est aussi parce que ces résistances ont lieu à même les discours, à même les textes et les signes -- dont la supposée neutralité est écartée pour de bon, et dont les effets réels sur les sujets vivants et leurs conditions de vie (les effets "performatifs") sont explorés en détail, comme chez Judith Butler ou Gayatri Spivak.

Atrocity Exhibition Archive Paradoxe

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Atrocity Exhibition Archive Paradoxe

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Atrocity Exhibition Archive Paradoxe Une proposition du Swiss Ballardian Automobile Club dans le cadre d’un projet de recherche du Master Arts visuels de l’ECAL sous la direction de Julien Fronsacq Circuit, Lausanne, 29.09-3.11.2012 Le centre d’art contemporain Circuit est heureux d’accueillir un projet des étudiants du Master Arts visuels de l’ECAL/Ecole cantonale d’art de Lausanne sous la direction de Julien Fronsacq, professeur à l’ECAL. Atrocity Exhibition Archive Paradoxe propose, sous la forme d’un pavillon construit au coeur de l’exposition de Tom Johnson : Les dames du Révérend Kirkman et autres jeux, une exposition d’archives et de documents, entre fiction et histoire s’inspirant du roman de The Atrocity Exhibition de J.G. Ballard. Les deux expositions qui n’en font plus qu’une, et dont la résultante est un collage exquis. Reliant des pôles aussi éclectiques que la fiction et l’archivage, l’hyperréalisme médiatique et le fantasme, le progrès technique et l’histoire des dispositifs d’exposition. Atrocity Exhibition Archive Paradoxe dessine une constellation singulière. S’inspirant du roman The Atrocity Exhibition de J.G. Ballard (1930 - 2009), l’exposition tente d’en circonscrire le contexte au risque d’un savoureux vertige de reflets. The Atrocity Exhibition publié initialement en 1969 aux États-Unis constitue un contexte très riche dont les aspects mettent en abîme le projet même de l’exposition. Edité en français notamment sous le titre La Foire aux atrocités (1976), le roman est une étape décisive dans l’œuvre de l’écrivain cherchant à rompre avec les canons qui caractérisent le genre littéraire « science-fiction ». La conquête de l’espace étant entamée, Ballard cherche désormais à explorer les profondeurs de la psychologie humaine pour révéler la façon dont celle-ci est déterminée par les médias (cinéma, publicité). S’il commence par la description d’une exposition d’œuvres réalisées par les patients d’une institution psychiatrique, le roman se construit à la manière d’un collage. Les écrasantes publicités et les ruines de béton, les hallucinations paranoïaques et les délires libidineux sont comme autant de visions successives par lesquelles le récit s’apparente à une véritable exposition qui embrasserait le Surréalisme, le pop britannique et les jeux aléatoire de William S. Burroughs et de Brion Gysin. Grand connaisseur de l’art moderne et proche des avant-gardes artistiques contemporaines Ballard a entretenu des liens privilégiés avec l’Independent Group dont les expériences en matière d’exposition l’ont incité à concevoir des dispositifs plastiques et des expériences visuelles. Dans le cadre de leur projet de recherche, les étudiants du Master Arts visuels de l’ECAL/Ecole cantonale d’art de Lausanne ont souhaité tenir compte de ces aspects pour concevoir une exposition qui privilégie la nature ambigüe et instable du document et de l’exposition autant d’éléments oscillant entre document historique et fictif, dispositif de présentation et sculpture. Le choix de l'espace d'exposition était évident: résultat d'une synergie entre artistes fascinés par la réactivation d'archives et d'histoires oubliées de la culture visuelle au sens le plus large, Circuit s'inscrit dans la continuité des pratiques expérimentales de groupes tels l'Indépendent Group.

Neo-Maso

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Neo-Maso

Autre avec Sylvie Fleury

Neo-Maso, une exposition proposée par Benjamin Husson et Matthias Sohr sur invitation de Sylvie Fleury, atelier de Sylvie Fleury, Genève, 14.07-22.08.2012 Avec la participation de Sami Benhadj, Grégory Corthay, Sylvain Croci-Torti, Lucile Dupraz, Agnès Ferla, Matthias Gabi, Frédéric Gabioud, Tarik Hayward, Andreas Hochuli, Benjamin Husson, Emil Michael Klein, Guy Meldem, Cécile Mestelan, Jonathan Naas, Kyung Roh Bannwart, Christophe Sarlin, Matthias Sohr, Natacha Steiner, Andrzej Urbanski, David Weishaar

27.06.2012, Conversation entre Michel Houellebecq et Stéphanie Moisdon

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27.06.2012, Conversation entre Michel Houellebecq et Stéphanie Moisdon

Autre avec Michel Houellebecq, Stéphanie Moisdon

27.06.2012, Conférence: Conversation entre Michel Houellebecq et Stéphanie Moisdon A l’occasion de l’exposition Le Monde comme volonté et comme papier peint au Consortium de Dijon, Michel Houellebecq, en conversation avec Stéphanie Moisdon, aborde les questions des relations entre la représentation du travail et son esthétique, tant dans son roman « La Carte et le territoire » que dans l’exposition. « LE MONDE COMME VOLONTE ET COMME PAPIER PEINT » Une exposition d’après « La carte et le territoire », de Michel Houellebecq, commissariat : Stéphanie Moisdon Le personnage principal de « La carte et le territoire » de Michel Houellebecq n’est pas un artiste mais un chauffe-eau. L’art contemporain n’est ni le sujet ni le motif du livre mais la fin de l’âge industriel en Europe, la gloire du capitalisme, son achèvement. Au travers de la description des périodes artistiques de Jed Martin, de son exploration de la modernité et de sa fin, s’actualisent différentes visions réalistes autour des notions de production, de travail, de métier, de matière et de « technique ». Plusieurs passages du livre évoquent la présence des machines, des objets manufacturés, au destin tragique, en voie de disparition, mais aussi des procédures, des questions formelles (la représentation, la répétition, le report ou la surimpression), des notions critiques ou politiques (l’utopie de Fourier, l’architecture fonctionnaliste de Le Corbusier, l’invention des fabriques d’art au temps de William Morris et des pré-raphaélites). Dans ce roman de courte anticipation, on peut voir le monde changer, la France se transformer en une région agricole et touristique. Où l’auteur y décrit un monde sans déterminisme, livré au hasard, aux pannes, où chaque existence, individuelle et collective, peut à chaque instant bifurquer. Un temps historique, dont la fin est celle de la victoire de la nature, indifférente au drame humain, dernier atelier de Jed Martin. Car à la fin, les choses se dissolvent, « puis tout se calme, il n’y a plus que des herbes agitées par le vent. Le triomphe de la végétation est total. » « Je crois que j’en ai à peu près fini avec le monde comme narration – le monde des romans et des films, le monde de la musique aussi. Je ne m’intéresse plus qu’au monde comme juxtaposition – celui de la poésie, de la peinture » (Michel Houellebecq, « La carte et le territoire », éditions Flammarion, 2010, page 259) « Plus que de la science-fiction, Lafferty donne parfois l’impression de créer une sorte de philosophie-fiction, unique en ce que la spéculation ontologique y tient une place plus importante que les interrogations sociologiques, psychologiques ou morales. Dans Le Monde comme volonté et papier peint (le titre anglais, The World as Will and Wallpaper, donne de plus un effet d’allitération), le narrateur, voulant explorer l’univers jusqu’à ses limites, perçoit au bout d’un temps des répétitions, se retrouve dans des situations similaires, et finit par prendre conscience que le monde est constitué d’entités de petite taille, nées chacune d’un acte de volonté identique, et indéfiniment répétées. » (Michel Houellebecq, « Sortir du XXe siècle », in « Lanzarote et autres textes », Librio 2002) « Au préalable, je vous demanderais d’étendre l’acception du mot « art » au-delà des productions artistiques explicites, de façon à embrasser non seulement la peinture, la sculpture et l’architecture, mais aussi les formes et les couleurs de tous les biens domestiques, voire la disposition des champs pour le labour ou la pâture, l’entretien des villes et de tous nos chemins, voies et routes ; bref, d’étendre le sens du mot « art », jusqu’à englober la configuration de tous les aspects extérieurs de notre vie. Je voudrais en effet vous persuader qu’il n’existe rien de ce qui participe à notre environnement qui ne soit beau ou laid, qui ne nous ennoblisse ou ne nous avilisse, qui ne constitue pour son auteur ou bien un écrasant supplice, ou bien un plaisant réconfort. Qu’en est-il donc de notre environnement actuel ? Quel bilan serons-nous en mesure de dresser pour les générations futures de notre commerce avec la terre, une terre que nos ancêtres nous ont transmise fort belle encore, malgré des millénaires de guerroiement, de négligence, d’égoïsme ? » (William Morris, “L’art en ploutocratie”, conférence prononcée à l’Université d’Oxford, le 14 novembre 1883)

Le Retranchement

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17.03-29.04.2012 Le Retranchement, Manoir de la ville de Martigny, Martigny Exposition du Master arts visuels de l’ECAL à Martigny Du 17 mars au 29 avril 2012 (vernissage le 16 mars à 18h), le Manoir de la Ville de Martigny accueille « Le Retranchement ». Cette exposition des étudiants du Master HES-SO en Arts visuels (European Art Ensemble) de l’ECAL/Ecole cantonale d’art de Lausanne a été conçue sous la direction de l’artiste Valentin Carron et de la commissaire et critique d’art Stéphanie Moisdon. Sous la forme originale d’une carte blanche confiée à Valentin Carron par le Manoir de la Ville de Martigny, ce projet s’est développé autour des enjeux collectifs des artistes impliqués dans la formation European Art Ensemble. A partir d’un processus actif de discussion, il s’agissait de penser la réalité d’une exposition de groupe aujourd’hui, ses risques, ses conventions et ses promesses. Profondément inspirée par le contexte unique du Manoir, l’histoire de ce « Retranchement » est celle d’une enquête, d’une errance qui mène à travers les nombreux espaces délaissés de la demeure à l’apogée de la chambre 11. Une énigme, faite de vides, de courants d’air, de sensations d’art, d’architecture, de littérature qui aboutit à l’étrange apparition de tous ces objets «retranchés», forcés à cohabiter. Ce retranchement est aussi l’histoire d’un ballet mécanique, l’exposition étant amenée à se déplacer dans le manoir sur toute sa durée. Au cœur de ce dispositif, Valentin Carron intervient sous une forme réflexive, à travers un agencement qui ne cherche pas à se définir, entre la sculpture et la scénographie, du lien à la séparation. Les propositions des étudiants embrassent pratiquement tous les champs de l’art contemporain, souvent avec humour et poésie. Jonathan Naas rend ainsi hommage à un groupe de Doom Metal par le biais d’un «wallpainting». Grégory Corthay promène Eliot, son chien, au gré du temps et de son humeur. Agnès Ferla réalise in situ un monochrome de 14 m2. Sylvain Croci-Torti peint au spray acrylique une toile qui suscite l'énergie d'un riff de guitare de J. Mascis, voire la rencontre d'un bonbon Mentos et d'une bouteille de Coca-Cola. Natacha Steiner utilise des supports en bois pour réaliser des pièces en 2D ou 3D sur lesquelles elle grave, colle ou peint. Cécile Mestelan propose une photographie numérique représentant une chambre, évoquant l'occupation passée. Kyung Roh Bannwart présente une série de dessins à l’aquarelle et une maquette architecturale de l'idée initiale de l'installation qu’elle voulait construire. Matthias Gabi travaille avec des photographies achetées à des banques d’images et qui font appel à des stéréotypes universellement établis. David Weishaar s’est penché sur l’iconographie de la tapisserie de chasse. Tarik Hayward joue de la batterie avec des baguettes modélisées à partir de ses tibias. Sami Benhadj apprend les rudiments de la composition de peintures abstraites. Eric Emery s’intéresse aux ronds-points de Martigny. Benjamin Husson réalise une girouette pour la tour du Manoir. Emil Michael Klein esquisse sa jeunesse passée à Ernen (VS). Andrzej Urbanski produit des peintures à partir d’informations recueillies dans la publicité, l’architecture, le paysagisme, la mode et les médias. Christophe Sarlin fera courant d’air. Guy Meldem, qui a conçu l’affiche, érige une colonne reconstituée. Matthias Sohr utilise trois écrans LED dont la disposition limite la réception de l’information. Le Retranchement Du 17 mars au 29 avril 2012, du mardi au dimanche, de 14h à 18h (sauf jours fériés) Place du Manoir 1, 1920 Martigny www.manoir-martigny.ch

5.03.2012, Conférence et studio visit de Nathaniel Mellors, artiste

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5.03.2012, Conférence et studio visit de Nathaniel Mellors, artiste

Autre avec Nathaniel Mellors

5.03.2012, Conférence et studio visit de Nathaniel Mellors, artiste À l’ICA puis à la Biennale de Venise   (2011), Nathaniel Mellors, artiste travaillant à Londres, présentait une fiction à l’aide de films et de sculptures animées. L’ensemble fait partie d’un opus intitulé « Ourhouse », une pièce de théâtre, un feuilleton absurde autour de la famille Maddox-Wilson. Déjà à la Biennale de Lyon (2007), Nathaniel Mellors présentait «The Time Surgeon» (« le chirurgien du temps »). Une installation composée de projections vidéo dans lesquelles le protagoniste envoie sa «Victime» enregistrée sur bande magnétique dans les confins du temps passé ou futur, au beau milieu d’événements historiques importants, du New York des années 60 en passant par la Renaissance... Dans l’ensemble de son œuvre, l’artiste semble explorer et manipuler le langage, sa résistance, sa capacité d’adaptation et son autorité implicite.

Eric Troncy

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Eric Troncy

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18.01.2012, Conférence et studio visit d’Eric Troncy, critique d’art et commissaire d’exposition Éric Troncy (né en 1965 à Nevers, vit et travaille à Dijon) est critique d'art, commissaire d'exposition, co-fondateur des revues Frog et Documents sur l'art, collaborateur à Beaux-Arts magazine, Numéro, Les Inrockuptibles etc., auteur de nombreux textes de catalogues et co-directeur du centre d'art contemporain Le Consortium à Dijon.

Alexandre Singh

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Alexandre Singh

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10.01.2012, Conférence d’Alexandre Singh, artiste Alexandre Singh est artiste et écrivain et vit à New York. Né à Bordeaux, de parents indien et français, il a grandi au Royaume-Uni à Manchester avant d’étudier les Beaux-Arts à l’Université d’Oxford. Le travail d’Alexandre Singh puise ses sources à la fois dans l’histoire de la littérature, de la performance, de la photo conceptuelle et de l’installation d’objets. Souvent initiée par des conférences très élaborées mêlant faits historiques et fictions narratives, la pratique artistique d’Alexandre Singh résiste à toute catégorisation. Son travail a été exposé à de nombreuses reprises en Europe et aux Etats-Unis (The Serpentine Gallery, Londres ; New Museum, New York ; MoMA PS-1, New York ; Stedelijk Museum, Amsterdam ; Palais de Tokyo, Paris et Sprüth Magers, Berlin.) Ses oeuvres sont présentes dans différentes collections privées et publiques comme le MoMA, New York et le Solomon R. Guggenheim Museum, New York.

Laurent Le Bon, Hélène Guenin

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Laurent Le Bon, Hélène Guenin

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10.01.2012, Conférence de Laurent Le Bon, directeur du centre Pompidou-Metz, et Hélène Guenin, responsable du pôle Programmation Conservateur général du patrimoine, diplômé de Sciences Po et de l’Ecole du Louvre, Laurent Le Bon a été en poste à l’inspection de la Délégation aux arts plastiques du ministère de la Culture en charge de la commande publique puis, de 2000 à 2010, conservateur au Centre Pompidou, Musée national d’art moderne. Il a été commissaire de nombreuses expositions, notamment : « Epiphanies », cathédrale d’Evry ; « Des nains, des sculptures », domaine de Bagatelle ; « La Beauté », Avignon (commissaire général, Jean de Loisy) ; « Parade », Sao Paulo ; « Daniel Buren, Le musée qui n’existait pas », Centre Pompidou (avec Alison Gingeras et Bernard Blistène) ; « Regards premiers », exposition itinérante ; « Alors la Chine », Centre Pompidou ; «  Versailles off », château de Versailles ; « Dada », Centre Pompidou ; « Hergé », Centre Pompidou ; « Vides. Une rétrospective », Centre Pompidou ; « Jeff Koons Versailles », château de Versailles ; « Veilhan Versailles », château de Versailles ; « Murakami Versailles », château de Versailles. Il est, depuis 2008, directeur du Centre Pompidou-Metz, qui a été inauguré en mai 2010 avec l’exposition « Chefs-d’œuvre ? », dont il fut le commissaire. En 2012, il sera commissaire, avec Claire Garnier, de l’exposition « 1917 » au Centre Pompidou-Metz. Il est l’auteur de nombreux articles et ouvrages. Parmi les récentes parutions : Catalogue de raison, Ronan et Erwan Bouroullec, éditions Images modernes ; Courances (codirection avec Valentine de Ganay), éditions Flammarion ; et L’Art à ciel ouvert (codirection avec Caroline Cros), éditions Flammarion. Il est nommé directeur artistique de la 11 ème édition de Nuit Blanche à Paris en 2012. Hélène Guenin est depuis novembre 2008 responsable du pôle Programmation du Centre Pompidou-Metz. Aux côtés de Laurent Le Bon, elle est en charge des projets d’exposition et de leur articulation avec la programmation de l’Auditorium Wendel et du Studio. Elle a, avec Guillaume Désanges, assuré le commissariat de l'exposition “ERRE - Variations labyrinthiques au Centre Pompidou-Metz”. De 2002 à 2008 elle a été la collaboratrice de Béatrice Josse au Fonds régional d’art contemporain de Lorraine.

V.Vale

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V.Vale

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20.09.2011 Conférence de V. Vale V. Vale est le créateur, à San Francisco, du fanzine Search and Destroy dédié à la culture punk; il est aussi éditeur, publiant notamment les livres de William Burroughs et J.G. Ballard, ainsi qu'une revue nommée Re/Search, consacrée à la contreculture au sens large.

Claire Fontaine

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Claire Fontaine

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Symposium Master Arts Visuels European Art Ensemble Mercredi 13 avril 2011 Claire Fontaine est une artiste collective qui a été fondé en 2004 et vit à Paris. Après avoir tiré son nom d'une marque populaire de cahiers pour écoliers, Claire Fontaine s'est auto-déclarée une « artiste ready-made » et a commencé à élaborer une version d'art néo-conceptuel qui souvent ressemble au travail d'autres gens. Elle utilise le néon, la vidéo, la sculpture, la peinture et l'écriture, sa pratique peut être décrite comme un questionnement ouvert de l'impuissance politique et de la crise de la singularité qui semblent caractériser l'art contemporain aujourd'hui. Parmi ses dernières expositions personnelle :  After Marx April, After Mao June , Aspen Art Museum, Colorado. Future Tense , El Museo Tamayo Arte Contemporáneo, Mexico D.F.,  Economies , Museum of Contemporary Art, North Miami,  Closed for Prayers , Dvir Gallery, Hangar 2, Jaffa Port, Israel,  Etrangers Partout (QDM),  Nuit Blanche, Belleville, Paris,  Kultur ist ein Palast der aus Hundescheiße gebaut ist ., MD72, Berlin,  Arando en el   mar/Ploughing the sea , Gaga Arte Contemporaneo, Mexico D.F.,  Fighting Gravity , Regina Gallery London and Moscow. Cette journée de travail, de séminaires, de débats et conférences, s’organise autour de la présence de l’artiste Claire Fontaine et de différents axes de réflexion, sans cesse actualisés dans la pratique artistique et critique : les notions d’interprétation et de représentation, la question de la copie ou de son refus, celle de l’âge de l’accès et de ses excès. « Nous souhaiterions organiser notre réflexion autour de deux pôles : le premier serait celui de Bartleby, le copiste qui refuse de copier et dont la vie devient comme une page blanche sur laquelle seul le refus peut s’inscrire, exemplifié par la formule célèbre I would prefer not to. Le second pôle serait celui de la logique de la représentation. Nous faisons l’hypothèse que cette logique soit propre tant à l’académisme qui prône la copie la plus parfaite qui soit du réel, cherche chez le spectateur la reconnaissance des sujets reproduits, qu’à la démocratie représentative, qui propose des cadres très rigides pour canaliser les questions politiques. Dans cette perspective nous reprendrons les articles de Umberto Eco sur le mouvement de ’77 en Italie qu’il compara au cubisme et à une nouvelle forme de perspective, qui paraissait incompréhensible à la classe politique bourgeoise de l’époque.  » Séminaires : Comment ne pas copier? Comment peut-on créer quelque chose sans reprendre une forme ou un contenu existants dans la réalité? Comment refuser l'académisme et se passer de modèles sans refuser le devoir de mémoire? Comment atteindre la "barbarie positive"? Est-ce que le minimalisme est une façon d'épouser le mot d'ordre de Bartleby "je préférerai ne pas"?

Thomas Hirschhorn

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Thomas Hirschhorn

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18.03.2011, Conférence de Thomas Hirschhorn, artiste Depuis la fin des années 1980, Thomas Hirschhorn se concentre sur la création de sculptures précaires faites main. Il les conçoit à partir de matériaux issus de la vie courante tels que des vieux papiers, des feuilles d'aluminium, des cartons. Ses sculptures sont souvent des "monuments" à des personnes qu'il admire. Elles requièrent parfois la participation de la population locale, tant il est vrai que Thomas Hirschhorn refuse d'être un artiste confiné aux salons mondains. L'œuvre de Thomas Hirschhorn est traversée par les questions, les contradictions et les scandales qui taraudent la société contemporaine, marquée par la mondialisation. L'artiste milite en faveur davantage de justice et d'égalité. Energie oui, qualité non, affirme cet artiste, créateur d'installations apparemment désordonnées, improvisées et pauvres, mais fortement structurées en réalité.

Pierre Joseph

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Pierre Joseph

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11.01.2011, Séminaire avec Pierre Joseph, artiste Aussi discret qu'influent, Pierre Joseph (né en 1965 à Caen, vit et travaille à Paris) mène depuis la fin des années 1980 un travail pionnier autour des questions du savoir et de sa transmission, de la production et de l'évolution des formes, des langages et des modes de pensée (ou plutôt de leur incertitude), qui a profondément marqué la pratique des artistes de sa génération. Inventeur, au début des années 1990, avec Dominique Gonzalez-Foerster, Philippe Parreno et Bernard Joisten, de “dispositifs à créer des images” basés sur un principe de fonctionnement en groupe à géométrie variable, il est l'un des premiers à avoir introduit dans la sphère artistique, en modifiant le rapport du spectateur à l'œuvre et à l'exposition, des problématiques relatives à l'écologie, à la réalité virtuelle, aux jeux de rôle, aux nouveaux modes de communication ou encore au cinéma. « Le travail de Pierre Joseph est traversé par un projet ambitieux : faire de l'exposition d'art une véritable “zone du possible” où objets, images et êtres humains cohabiteraient, espace à l'intérieur duquel les rapports entre les gens et les contacts avec les choses se transformeraient pour devenir à la fois ludiques et productifs, générateurs de “possibilités de vie”. » – Nicolas Bourriaud

Jean-Max Colard

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Jean-Max Colard

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Enlarge your practice Séminaire avec Jean-Max Colard le 6 à partir de 14h et le 7 décembre de 9h à 17h. E présence de Stéphanie Moisdon Séminaire avec Sylvie Fleury, Fabrice Gygi et Karim Noureldin, le 7 et 8 décembre 2010 Jean-Max Colard, né en 1968 , vit et travaille à Paris. Il est un critique d'art français, également commissaire d'exposition et maître de conférences en littérature française. Responsable de la page arts du magazine Les Inrockuptibles, il collabore par ailleurs au magazine Artforum, à la revue 02. Commissaire d'exposition, il s'est notamment illustré à la Galerie Vallois avec l'exposition Œuvres encombrantes , au CAPC, à la Fondation d'entreprise Ricard, et à l'espace Attitudes de Genève pour l'exposition Offshore . Il a co-curaté plusieurs expositions, notamment Sol Système avec Patrice Joly (Centre d'art Passerelle de Brest) et Enlarge your practice avec Claire Moulène et Mathilde Villeneuve, exposition présentée à la Friche-Belle de Marseille. Il a été pendant deux ans le commissaire associé de Christian Bernard pour les deux éditions du Printemps de Septembre à Toulouse. Avec l'artiste Thomas Lélu, Jean-Max Colard a fait le livre After publié en 2006 par Sternberg Press qui a donné lieu à une exposition à la Villa Arson. Spécialiste de la poésie française du xvi e  siècle, major de l' École normale supérieure de Saint-Cloud , agrégé de Lettres Modernes et docteur ès Lettres, maître de conférences à l’Université de Lille 3 où il enseigne notamment la littérature française de la Renaissance. Parallèlement, il travaille à une recherche extra-universitaire sur les relations entre le Nouveau Roman et l’art contemporain, pour laquelle il a obtenu une résidence à l’Akademie Solitude de Stuttgart et une allocation de recherche délivrée par le Centre national des arts plastiques.

Veilhan/Millet/Obrist

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6.12.2010, Conférences de Xavier Veilhan, Catherine Millet et Hans-Ulrich Obrist Symposium MASTER ECAL : « IT’S ONLY JUST BEGUN » Il semblerait aujourd’hui que les notions de carrière, de célébrité, d’ascension, d’intégration dominent la sphère de l’art. La question “en être ou ne pas en être? “ aurait remplacé toutes les autres.   Pourtant, il existe bien d’autres réalités, des récits parallèles, une manière différente de raconter l’histoire de ces artistes, critiques, commissaires qui voyaient l’art et l’exposition comme un terrain de jeu, de conquête, d’inventions premières. L’école étant le lieu par excellence de toutes sortes de projections, folles et dérisoires, extravagantes et triviales, c’est aussi le meilleur contexte pour transmettre un peu de l’histoire réelle et clandestine de ces origines, des grands et des petits commencements. L’idée de cette journée de symposium, qui ne revient à aucune thématique, est de donner aux étudiants des classes de Master l’opportunité d’entendre et de partager le récit de quelques-unes de ces trajectoires uniques qui ont marqué les dernières décennies. Où l’on comprend comment le jeune Hans Ulrich Obrist, alors étudiant en économie, loin d’imaginer qu’il serait un jour qualifié de « meta-curator », décide d’aller à la rencontre des artistes de son temps. Une mise en mouvement qui deviendra une méthode. Peter Fischli et David Weiss se souviennent avec lui de leur rencontre et de ces débuts héroïques des années 90. Dans l’œuvre de Xavier Veilhan, l'universalisme formel, qui semble renvoyer à l'idéal de l'art classique, se trouve contrebalancé par la singularité des dispositifs de mise en scène des œuvres, des situations et des environnements construits, par la modernité des sujets et par les procédés high-tech utilisés qui convoquent des images de la société de production industrielle et de consommation dans des univers étranges et équivoques. Catherine Millet, qui n’avait pas encore réalisé le succès phénoménal de “La vie sexuelle de Catherine M”, un des plus beaux romans des dix dernières années, se souvient de ses débuts de critique d’art, de la formation d’ art press , modèle et contre modèle d’une presse spécialisée amenée à disparaître, et s’interroge sur l’évolution de la pratique et de l’écriture critique.

Tris Vonna-Michell

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Tris Vonna-Michell

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21.01.2010, Séminaire de Tris Vonna-Michell, artiste A l'occasion de sa venue à Lausanne l'artiste anglais Tris Vonna-Michell va investir la galerie 1m3 durant tout un après-midi avec les étudiants du Master European Art Ensemble de l'ECAL. Le processus et les résultats de ce workshop seront temporairement activés dans le contexte de la galerie 1m3 à partir de 15h jusque dans la soirée. "Photography is my punishment", titre d'une performance conçue par l'artiste à l'occasion d'Artissima, foire d'Art contemporain de Turin (novembre 2009), sonne comme une phrase programmatique pour cet artiste qui abandonne très tôt le médium photographique ou, du moins, le soumet à un projet plus englobant, celui d'un récit sans cesse renouvelé et réadapté en fonction des contextes dans lesquels il est invité à intervenir. Ce storyteller fonctionne par association d'idées, mélangeant des faits passés avec des éléments puisés dans son environnement immédiat. Les images et objets manipulés par l'artiste fonctionnent comme une archive perpétuelle et viennent se superposer à ses récits comme autant de signes sans signifiants propres. Influencé par toute une tradition de la poésie sonore, il fait volontiers référence au poète Henri Chopin et à son emploi de la parole comme médium. Cette parole est, chez Tris Vonna-Michell, saccadée, intense, précipitée et souvent fulgurante. Peu importe le temps du récit, ce qui compte c'est son immédiateté. Tris Vonna-Michell est représenté par la galerie Jan Mot à Bruxelles. Il vit et travaille à Stockholm.

Oscar Tuazon

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Oscar Tuazon

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2009, Séminaire avec Oscar Tuazon, artiste Né à Seattle, Etats-Unis, en 1975. Vit et travaille à Paris et à Tacoma, Etats-Unis. À l’aube des années 2000, Oscar Tuazon conçoit une sculpture élémentaire dite minimaliste. Emmenant la sculpture au seuil de l’architecture, certaines de ses œuvres ont l’aspect de maquettes à grande échelle : projets d’habitation, constructions précaires ou ruines. De cette indétermination de genre naît une tension physique, essentiellement spatio-temporelle. Diplômé de l’Ecole Nationale Supérieure des Beaux-arts de Bordeaux, Oscar Tuazon poursuit ses études en art au célèbre programme d’atelier du Whitney Museum of American Art. Dès 2006 il participe au projet éditorial Metronome (Paris) et, l’année suivante, à la fondation du collectif bellevillois Castillo-Corrales et aux Modules du Palais de Tokyo. Collaborant fréquemment avec son frère Eli Hansen, Oscar Tuazon a conçu d’importants projets pour le Centre international d'art et du paysage (Vassivière), La Kunsthalle (Bern) ou encore le Centre d'Art Contemporain (Pougues-les-Eaux).

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