Feed

Type

Formation

Tags

Années

2006 2022
Mayara Yamada – That Night Marara Kelly Played in My Town

ARTS VISUELS

Mayara Yamada – That Night Marara Kelly Played in My Town

Projet de diplôme par Mayara Yamada

That Night Marara Kelly Played in My Town est une apparition visuelle périphérique à la série de performances Marara Kelly Art Show dans laquelle Mayara Yamada est en train de créer une auto-mythologie où elle cherche Marara Kelly, son entité personnelle de la fête, l’entité gardienne de ses rêves d’enfance dans une soirée divisée en cinq chapitres. Le projet présente une série de photographies qui commencent en Amazonie brésilienne et finissent vers le Lac Léman. Aussi bien qu’une banderole typique en Amazonie brésilienne, qu’ici annonce une fête d’autre monde, le monde où transite Marara est magique, il désorganise la réalité établie. Là-bas, on pourrait imaginer une soirée où l’entrée s’est faite lors de la plongée dans le fleuve et l’after commence à l’émersion au Lac Léman.

Sunna Margrét Þórisdóttir – Five Songs for Swimming

ARTS VISUELS

Sunna Margrét Þórisdóttir – Five Songs for Swimming

Projet de diplôme par Sunna Margrét Þórisdóttir

Five Songs for Swimming est un projet d’installation en trois parties : disque vinyle, livre et performance. Le vinyle se compose de cinq chansons inspirées par Unnur Ágústsdóttir, une championne de natation des années 40 qui a grandi sur une île isolée de l’Atlantique. Le livre, intitulé An Insufficient Guide to Writing a Lullaby, parle de musique et des chansons de l’album, de berceuses et de rêves éveillés. Un rideau de velours brillant marque l’espace où la performance a lieu.

Stefan Tanase – I Feel So Vacation Today…

ARTS VISUELS

Stefan Tanase – I Feel So Vacation Today…

Projet de diplôme par Stefan Tanase

I Feel so Vacation Today… est une machine à remonter le temps qui amène une scène existante de 2019 dans le présent continu, à savoir la séquence atypique de l’exposition A vendre qui s’est déroulée à Berne à Ballostar Mobile, où Ștefan Tănase a simulé son propre accident en conduisant une voiture à travers la fenêtre de la galerie. Pour réussir, l’artiste a lui-même utilisé une masse avec laquelle il a brisé la fenêtre. L’accumulation d’idées a inévitablement pris son envol grâce à la technique de la boule de neige, roulant et grandissant de plus en plus. Ștefan Tănase parvient à trouver la formule humoristique entre l’esthétique post-communiste et l’économie occidentale, comme l’illustre le slogan communiste « nous travaillons, nous ne pensons pas ! ».

Christian Schulz – Trap

ARTS VISUELS

Christian Schulz – Trap

Projet de diplôme par Christian Schulz

test test test test test test processus de réactivation du corps émotionnel tu m’entends maintenant dans le langage et la mort alors que nous arrivons à la fin de la diffusion réduite à une fonction opératoire ma transmission d’adieu la recherche dans les protocoles n’importe qui dans le son de ma voix procédures de reconnaissance vocale cinquante mille watts de puissance l’excès de sensualité qui explose dans les circuits ce microphone transforme le son en électricité de la communication sociale et des ouvertures jeu infini d’interprétation désir tu m’entends maintenant transition glissante infinie le dernier watt quitte l’émetteur désert de sens Une désensualisation du langage

Leonardo Pellicanò – Crooked Thoughts Along the Crooked Path

ARTS VISUELS

Leonardo Pellicanò – Crooked Thoughts Along the Crooked Path

Projet de diplôme par Leonardo Pellicanò

Les pièces de l’exposition présentent un large éventail d’expressions picturales, oscillant entre figuration narrative et abstraction. Elles jouent avec des archétypes issus du mythe et du folklore, qui remontent à la surface dans un langage intime d’apparitions fragiles. Sans titre et Crooked Thoughts Along the Crooked Path sont des œuvres sur bois non préparé de petit format, qui illustrent la présence de récits fantomatiques et étranges. Entre les deux, il y a la grande toile carrée Lilac Unseen, apparemment un monochrome sur lin brut, qui, après un examen plus attentif, se révèle avoir de nombreuses nuances de couleurs, fonctionnant presque comme une expansion macro des petites œuvres, le fragment d’un paysage raréfié.

Salomé Chatriot – Lactose Oozing From a Breathing Singularity

ARTS VISUELS

Salomé Chatriot – Lactose Oozing From a Breathing Singularity

Projet de diplôme par Salomé Chatriot

En 2018, un turbo alternateur tentaculaire s’est éveillé sous les caresses de Salomé Chatriot lorsqu’elle l’aidait à sortir de sa léthargie avec un ensemble de systèmes médicaux. Elles ont fusionné afin de créer un espace-temps destiné à être fragmenté et réassemblé au sein de la matrice fertile de la Machine : Fragile Ecosystem. Dans cet univers, la fusion d’éléments technologiques et organiques permet l’émergence de sculptures et d’environnements virtuels. Des processus physiques, comme la respiration de Chatriot, activent des systèmes électroniques, entraînant une symbiose entre le corps humain et ses dispositifs technologiques. Dans cette nymphose, elles échangent enzymes, hormones et protéines tout en infectant leurs systèmes de souffle vital, désirs charnels et d’énergie empathique.

Filippo Bisagni – Un jardin d’Egypte

ARTS VISUELS

Filippo Bisagni – Un jardin d’Egypte

Projet de diplôme par Filippo Bisagni

L’installation Un jardin d’Egypte met en relation deux sujets opposés sur le plan du contenu et du message, mais qui ont des aspects similaires au niveau de leur composition figurative : Un Jardin d’Hiver de Marcel Broodthaers (1974) et la dénommée Salle égyptienne de la Villa San Martino, résidence d’été de Napoléon Ier pendant son exil à l’Ile d’Elbe. Leur point commun consiste en un petit groupe d’éléments végétaux disposés en cercle. L’installation de Broodthaers expose des plantes de palmier qui représentent une réflexion critique sur le colonialisme. La salle de la Villa San Martino expose des plantes de papyrus qui représentent un message nostalgique et apologétique faisant référence à la Campagne d’Egypte. Papyrus ou palmiers Qu’on sème Qui naissent Un jardin d’Egypte ?

Luca Frati – Prayer Is Whatever You Say on Your Knees

ARTS VISUELS

Luca Frati – Prayer Is Whatever You Say on Your Knees

Projet de diplôme par Luca Frati

Prayer Is Whatever You Say on Your Knees est une performance qui, à travers la fiction, met en scène le désir d’être une popstar. La célébrité et la gloire sont pris comme une métaphore de la liberté créative, et aussi comme une réflexion sur la richesse. L’œuvre réfléchit au désir par le biais de la prière, une action qui implique la foi. La foi est entendue ici comme une confiance profonde en sa propre capacité, la capacité de se façonner dans la forme désirée. Une forme qui, dans ce cas, est influencée par des modèles hyper féminins, mais vue d’une perspective non conforme au genre, ce qui place mon corps dans la tension de l’identification du genre. Le cadre de la performance implique l’utilisation d’une sculpture dont le rôle est de donner un sentiment d’intimité aux spectateur·rice·s.

Tudor Ciurescu – The Dream I Still Have

ARTS VISUELS

Tudor Ciurescu – The Dream I Still Have

Projet de diplôme par Tudor Ciurescu

La sculpture rotative présentée dans cette exposition, nommée The Dream I Still Have, est une reproduction de la balançoire d’enfance de l’artiste, une balançoire post-soviétique rouillée qui renferme un personnage oublié. Le personnage s’inspire de Glenn/Shiftace, l’animatronique non genré avec un complexe freudien du film hollywoodien Chucky qui a été tourné en Roumanie. Le mouvement continu de la balançoire, activé par la présence humaine, souhaite transposer le spectateur dans un état de réflexion. Mouvement qui est lié au swipe des vidéos sur TikTok et au sujet du livre de Guy Debord, La société du spectacle. A l’instar d’un parc d’attractions, l’art devient un lieu où l’on peut ressentir la peur sans en subir les conséquences.

Benjamin Fanni – Feu Turfu Térébenthine II

ARTS VISUELS

Benjamin Fanni – Feu Turfu Térébenthine II

Projet de diplôme par Benjamin Fanni

Cette installation regroupe deux types de projets. D’un côté une série de sculptures hybrides qui mettent en scène des corps spectraux dans un contexte de bord de mer crépusculaire. Elles puisent une partie de leur vocabulaire dans le monothéisme abrahamique — icône, suaire, chasuble, hidjab — et la tradition de la peinture abstraite. A travers ce travail, j’ai cherché à rejouer les motifs qui distinguent les cultures iconoclastes et iconophiles. Abstraction et figuration se débattent l’une contre l’autre. De l’autre un piano mécanique, aussi bien automate-instrument, que machine performative. La musique qu’il produit s’inspire des modes de composition qui caractérisent Nord et Sud de la Méditerranée.

Peilian Li – Drive Safe!

ARTS VISUELS

Peilian Li – Drive Safe!

Projet de diplôme par Peilian Li

Je me suis endormie avec l’impression que je venais d’avoir un accident de voiture contre un mirage. Le lendemain, alors que je quittais ma maison pour aller à l’école, les buissons du jardin étaient taillés par les jardiniers, les plis de ma jupe plissée étaient soigneusement repassés, le soleil s’était levé sur les collines de l’Est, les feux de signalisation dédiés structuraient les routes, le petit bébé était nourri, et le propriétaire de la maison du dessert avait sorti les premières tartes aux œufs fraîchement cuites au petit matin, Il n’y avait aucun signe d’agonies abyssales ou de perplexités laissées dans la perspicacité.

Valentina Parati – Spotter

ARTS VISUELS

Valentina Parati – Spotter

Projet de diplôme par Valentina Parati

Le lieu devient le temps L’espace devient le mien D’une part, nous avons le réel, une délicate analyse du lieu de l’observation, un lieu de rencontre pour les passionné·e·s, mais aussi pour les enfants qui ont le plaisir de rêver et de regarder l’avion ; d’autre part, nous avons une partie magique, transformatrice : un aéroport qui s’anime et produit de la musique avec l’absence de personnes. En combinant ces deux caractéristiques, j’ai décidé de transformer le lieu de l’aéroport, non plus en un lieu d’observation et d’attente, mais d’écoute, un lieu pour apprécier les répétitions. Spotter est une invitation à écouter avec les yeux et à regarder avec les oreilles.

Maryam Ghasemi – Home

ARTS VISUELS

Maryam Ghasemi – Home

Projet de diplôme par Maryam Ghasemi

Ce travail est basé sur les lieux et les géographies que j’ai jusqu’à présent appelés chez moi, en utilisant des archives de mes photos de famille.  Les pixels et les glitchs sont utilisés ici comme des outils. Je m’intéresse à un espace liminal entre public et privé, présent et absent. C’est le reflet de mes propres expériences personnelles en tant que personne qui se trouve dans une sorte d’entre-deux. L’installation de ces espaces privés déballés offre une dérive possible aux spectateurs et un sentiment d’entre-deux.

Lorenzo Benzoni – I Sit Here and I Cry

ARTS VISUELS

Lorenzo Benzoni – I Sit Here and I Cry

Projet de diplôme par Lorenzo Benzoni

I Sit Here and I Cry part d’une chanson hyper pop interprétée par moi-même et produite par @nightclub20xx intitulée Ghostin the Castle. Le sujet principal de ma recherche est l’analyse du capitalisme du point de vue de la Gen Z et, comme je le fais habituellement dans ma pratique, je construis des images et joue avec des éléments que je crée et que je traduis entre différents médias. J’ai décidé de jouer avec les décors des romans gothiques, en particulier avec l’image du château et du vampire, dans le moment historique de la transition du féodalisme vers une économie capitaliste. Il y a une sculpture du château faite en pâte à sel, un dessin qui montre ce qui se passe à l’intérieur des murs, une marionnette fantôme et la vidéo de la chanson, en référence au travail de Mark Fisher.

Djellza Azemi – The Act of Letting Someone Into Your Home

ARTS VISUELS

Djellza Azemi – The Act of Letting Someone Into Your Home

Projet de diplôme par Djellza Azemi

Tant de choses sont miroitées, tant de choses restent exactement les mêmes.

Julie Magnenat – X-AYAM22 (When I’m Lying on the Earth)

ARTS VISUELS

Julie Magnenat – X-AYAM22 (When I’m Lying on the Earth)

Projet de diplôme par Julie Magnenat

terre, coquillages, porcelaine En même temps ancrée et alien, cette sculpture nous invite à nous connecter au divin en nous, à celui de la terre et du corps même.

Macula Workshop avec David Douard

ARTS VISUELS

Macula Workshop avec David Douard

Workshop avec David Douard, Lucas Erin

Questionner l’économie des images et l’idée d’authorship à travers un exercice de manipulations d’images digitales vers un objet physique. Remettre en question le rapport d’une génération artistique « Google » qui se servait volontiers dans un gouffre d’image internet pour les manipuler à foison. Aujourd’hui ce rapport est contesté par de nouvelles technologies servant et à donner une valeur et une authenticité au détournement ( NFT ) David Douard propose ainsi un workshop de sérigraphie sur 3 jours comme un moment de jouissance productive où les enjeux seraient l’appropriation par la superposition. C’est une réflexion sur l’image à capturer et sur la potentialité subjective d’une image à travers le rapport au texte, la poésie ou le langage.

HOW SOON IS NOW? HISTORIES AND FIGURES OF YOUTH

ARTS VISUELS

HOW SOON IS NOW? HISTORIES AND FIGURES OF YOUTH

Projet de recherche

Symposium : HOW SOON IS NOW? HISTORIES AND FIGURES OF YOUTH This symposium is the first stage of the research project How Soon Is Now? Histories and Figures of Youth. It questions “youth” as a conceptual, aesthetic, andpolitical figure born with modernity in the visual arts, popular culture, and the humanities. At the same time, this project proposes to examine the implications ofthe problematic category of "youth" in contemporary art and thought. By exploring the processes in which youth is constituted through its forms of representation, thisproject intends to render intelligible the aesthetic and political dimensions of youth, and to grasp it as a historical allegory allowing for a reconsideration of thecontemporary in the light of its most lively site. What image(s) does the notion of youth carry with it? What idea does it have of itself? How can we talk about it beyond ingrained ideas and the fantasies that society projects on it (at least in Western culture), making it simultaneously a force, a market, an age, a culture, a piece of a history which which we only began writing inthe twentieth-century, and which today has reached its critical stage? In recent history, the notion of youth has so often been conflated with “bringing down the house” that we now expect everything from it: to reinvent us, to shake us up, to carry us, to succeed in what others have failed at (establishing the most open communities possible), to build bridges for the future, to be radical, to be uncompromising where anyone outside of youth has already given up, to be desirable where others are overwhelmed. But with what means? If not those that young people make themselves, for themselves, with elements that they alone will have chosen? With their culture, their places, their clandestinity. Because that which is not yet over happens in the shadows of the world. Youth is a secret. “How Soon Is Now?”, The Smiths once asked. When is it, now? 9.30am Welcome, Stéphanie Moisdon Introduction, Philippe Azoury and Vincent Normand 10am Ludivine Bantigny : Representing Youth / Experiencing It. A Historical Perspective 11.30am Agnès Gayraud : "Will You Love Me When I'm Sixty Four?" Pop Music as an Art of Ages 12.30pm Ludivine Bantigny and Agnès Gayraud in conversation 1pm Lunch break 2pm The Rave Continuum. Researching Plot and Politics of "Europe's Last Youth Culture" Persis Bekkering 3pm Break 3.30pm About Bébé Colère Caroline Poggi and Jonathan Vinel 4.30pm Conclusion Apéro - - Ludivine Bantigny Representing Youth / Experiencing It. A Historical Perspective The representations, discourses and other obsessions about "youth" often say less about young people than about the authorities that forge them: politicians, institutions, media, artists... In themselves, these representations are interesting: they express anxieties, doubts and hopes, but also strong opinions, sometimes peremptory visions that often translate fantasies. In such a landscape, cinema in particular is an excellent medium when it projects its lights and cameras on youth. It is these ways of telling the story of youth that this presentation addresses. But it does not stop there. For beyond the representations, what remains the most fascinating are the modalities of socialization that young people know and come across, in all their diversity. In this sense, this presentation will also question the relationship to time, historicity as an awareness of taking part in history and situating oneself in it, age identities, and generational belonging. Agnès Gayraud "Will You Love Me When I'm Sixty Four?" Pop Music as an Art of Ages Folklore has long been interpreted as the "childhood of art", a form of expression invented by popular classes and considered as the living vestige of humanity’s childhood. From its outset, recorded folk music has been appreciated as a form of "primaverism", the conviction that things in their prime are the most valuable, that authenticity stems not only from the origin but from the beginning. A recording fixes individual voices and their organic idiosyncrasies at the moment of their expression, and in so doing, it captures the aura of a primitive past. The fixed expressivity of recorded voices represents countless individual incarnations, and this has made pop music the most powerful musical art form to bear witness to all ages of life, not just childhood or youth. Rather than associating pop music with a particular stage of life, with a phase of inexperience (innocence, naivety, regression or youth), it is tempting to question its rooting in the expression of ages in general. Contemporary musicians such as Angèle, Oklou, and Arca accurately represent post-adolescence, sexual maturity, and the pleasure of finally flirting with the pornographic category of "adult" content, all while reflecting on youthism, contemporary ageism, and sexist domination. Here, individual embodiment takes as its theme its own situated expression. In contrast to these younger artists, Bob Dylan sang later in his life,"It's not dark yet but it's getting there". This priority given to the expression of individuality at various ages (one’s body, one’s sexuality, one’s race, which make sense only by situating a generation in terms of someone's legal and physiological age), is what binds deeply popular recorded music to what the history of western musical art has at some point thought to have overcome during the 20th century: the romantic confidence in situated individualities, in particular incarnations, in singularities. In the contemporary artistic field, reflexive forms of art only recognize their historical age. Individual age is not a key to understanding the content of their gesture, one deciphers it rather in light of their epoch. Popular music, to the contrary, presents itself as a musical art powerfully carried by the expressiveness of the ages, even if it means sometimes to render eternal a youth whose legal status as such proceeds from the whole liberal system. Persis Bekkering The Rave Continuum. Researching Plot and Politics of "Europe's Last Youth Culture" As much as any experience fails to be adequately grasped by language, the experience of the rave presents the storyteller with a specific, intriguing challenge. As the narrator in Rainald Goetz' experimental novel Rave (1998) remembers: "It was the wordless time, when we were always looking around with our big eyes so strangely in every possible situation, shaking our heads, and could almost never say anything but: speechless – pf –" The rave, at its best, is a wordless suspension of time; a limit experience; an event blurring linear understandings of time and space, proposing its own logic. As music theorist Simon Reynolds once quoted the (unbelievably perfect) shouts of an MC at a hardcore party: 'We've lost the plot'. What does this mean if one tries to translate the rave into narrative? How to grasp its thwarted, warped, halted temporality? For her last novel Exces, part of which is published in English as the novella Last Utopia, writer Persis Bekkering has attempted to find an answer to these problems. The questions of narrative structure and temporality of the rave may look like purely formal ones, but they are closely tied to bigger, historical or even philosophical questions: how to understand the rave and the emergence of rave culture, at the end of the 1980s, in its time? Why did it emerge at that peculiar historical moment, when the end of history and telos of progress was famously declared, utopian ideologies lost their claim, and capitalism entered a new phase? And what did the rave propose to it: resistance or acceleration? Maybe both? In her presentation, Bekkering takes us through a meandering journey along her ongoing artistic and literary research, sharing images, texts, fragments and shouts in the dark, from her archive. Throughout the various parts and fragments, one can hear the constant drone of the search for the aesthetic expression of the permanent presence of crisis in our time. Caroline Poggi and Jonathan Vinel About Bébé Colère Screening of the film followed by a round table discussion. For more than ten years now, Caroline Poggi and Jonathan Vinel have been weaving together a body of work that has no equivalent within French cinema. Whether through their first feature film Jessica forever (2018), or through their numerous short and medium-length films, (Martin pleure, 2017; Notre héritage, 2015; or Tant qu'il nous restera des fusils à pompe, 2014, which won the Golden Bear at the 2014 Berlin International Film Festival), they follow the destiny of their own generation (they are both less than 35 years old). This is a generation which feeds on heroism through the virtual, a generation that met porn before love and online violence before friendship, a generation for which the video game is its lost paradise. Yet they draw from it, and this is their strength, a form of romanticism, which never wants to believe in the end of emotions. Their lyricism is unprecedented because it comes after: after the images, after the clichés, after the disillusionment, after they have been told that “no, really, sorry, there is nothing left to expect from anything, everything has been played out”. In the spring of 2020, when the earth had just come to a halt due to the Covid pandemic, Jonathan and Caroline retreated to Corsica where they dreamed of an unseen body that escaped from a video game: Bébé Colère [Baby Anger]. Bébé Colère denies his parents, Bébé Colère has no friends, Bébé Colère vomits the world and feeds on emptiness. In 13 minutes, Bébé Colère is an irreducible work that paints a portrait of a 2.0 youth caught in disarray. A post-human body, which has denied its origins and only sees the future through the features of an avatar. Caroline Poggi and Jonathan Vinel will discuss the possibility of romanticism today, and the conditions that allow them to invent new characters, generating their own disordered chronology. They will also talk about their aesthetic relationship with video games: the baby in Bébé Colère is a pre-programmed asset purchased online to be animated and then integrated into the film. In close collaboration with Lucien Krampf, they are also currently developing a project conceived inside a game engine. In their work, they consider the game as a new narrative track while also using pre-existing elements. The conversation will take place in French. - - Ludivine Bantigny is a historian, teacher and researcher attached to the Laboratory of History of the University of Rouen-Normandy. She works on the history of commitments, social movements, insurrections and revolutions, but has also devoted numerous books and articles to the history of youth and generations. She has published Le Plus Bel Âge ? Jeunes et jeunesse en France de l’aube des « Trente Glorieuses » à la guerre d’Algérie (Fayard, 2007), La France à l’heure du monde (Seuil, 2017, rééd. 2019), 1968. De grands soirs en petits matins (Seuil, 2018, rééd. 2020), Révolution (Anamosa, 2019), « La plus belle avenue du monde ». Une histoire sociale et politique des Champs-Élysées (La Découverte, 2020) and La Commune au présent. Une correspondance par-delà le temps (La Découverte, 2021). Persis Bekkering is a metamorphic writer, engaging with a wide spectrum of artistic disciplines. She is interested in the emotional landscape of the contemporary, searching for new narrative forms that reflect a present permanently marked by crisis. Her recent publications include (fictocritical) essays, art criticism and fiction. Her debut novel Een heldenleven (The Life of a Hero), published in 2018, was shortlisted for the ANV Debut Prize. Her second novel Exces, shortlisted for the BNG Bank Prize for Literature, was published in 2021, part of which has been translated in English as Last Utopia by the Jan Van Eyck Academy in Maastricht. Recent and forthcoming publications include texts for M HKA Antwerp, Girls Like Us, Extra Extra and NRC Handelsblad. With choreographer Ula Sickle she worked as dramaturg on the concert performances The Sadness (2020) and Echoic Choir (2021). She also teaches at the Creative Writing department of ArtEZ University of the Arts in Arnhem. Agnès Gayraud was born in Tarbes in 1979. Under the name La Féline, she is the author and composer of several pop records released since 2014 by Kwaidan Records, including the albums Adieu l'enfance, Triomphe, and Vie Future, as well as other contributions under the moniker GRIVE. She published a book of aesthetic philosophy, Dialectic of Pop (Urbanomic, 2019), dealing with the expressive changes induced by the advent of recorded popular music since the beginning of the twentieth century. She is currently professor of art and theory at the Ecole Nationale des Beaux-Arts de Lyon. Jonathan Vinel, born in Toulouse in 1988, studied editing at the Fémis. Caroline Poggi, born in 1990 in Ajaccio, studied at the University of Paris-Sorbonne (Paris-IV) and at the University of Corsica (CREATACC degree). They have directed several films, separately (Chiens for Caroline, Notre amour est assez puissant for Jonathan) and together. Their short film Tant qu'il nous reste des fusils à pompe received the Golden Bear at the 2014 Berlin International Film Festival. They then directed Notre héritage, also selected at the Berlin International Film Festival in 2015, followed by their first feature film Jessica Forever in 2018. They are currently working on their second feature film entitled Eat the Night. - - Concept and organization Philippe Azoury, Vincent Normand, Shirin Yousefi For registration or further information please contact: shirin.yousefi@ecal.ch - - How Soon Is Now? Histories and Figures of Youth is a research project supported by ECAL/University of Art and Design Lausanne and HES-SO/University of Applied Sciences and Arts Western Switzerland.

La festa degli innocenti

ARTS VISUELS

La festa degli innocenti

Projet de diplôme par Andrea Vescovi (Colletivo Silencio, in collaboration with Stefano Baldini)

La fête des innocents est un spectacle né de la recherche que nous avons menée entre Savona et Renens, la première ville où nous avons grandi, la seconde où nous vivons. Le chemin qui nous a conduit à établir un parallèle s’est articulé autour de la collecte d’histoires et de témoignages de ceux qui ont vécu dans ces deux provinces éloignées, mais parfois liées par des similitudes fortes et silencieuses. Les histoires des retraités, des immigrants et des travailleurs ont remis en question notre position dans ce flux. Nous avons donc essayé, en démêlant les relations avec le passé, d’en tisser une avec le présent, ouvrant la voie à la recherche concrète d’une communauté. Ces récits se mêlent à notre expérience sous forme de projections, de musique et de narration verbale.

Ines Maestre – I Know How Soft Your Body Is I Scratched My Hands With It

ARTS VISUELS

Ines Maestre – I Know How Soft Your Body Is I Scratched My Hands With It

Projet de diplôme par Ines Maestre

Mention Très bien Le désir est le moteur de la vie humaine. Le désir nous fait sortir de nous-mêmes, nous fait rêver, nous rend excessifs, nous égare. Il nous fait vivre dans l’improvisation, le désordre et le désir, qui sont les plus hautes expressions de la liberté portée à son paroxysme. Le désir justifie la vie, le plaisir, la réalisation de soi et la liberté. La pièce souligne une dualité de ce qui est considéré comme bon ou mauvais en parallèle avec l’idée de l’amour et du désir, car ils peuvent coexister ensemble mais ne recherchent pas la même chose. En jouant sur les oppositions entre différents matériaux et formes qui fonctionnent comme des métaphores, l’œuvre souligne le prix à payer lorsque l’objet que nous désirons n’est peut-être pas le meilleur pour nous, même s’il satisfait notre appétit.

César Axel Aguilar Rodríguez – Mains hum

ARTS VISUELS

César Axel Aguilar Rodríguez – Mains hum

Projet de diplôme par César Axel Aguilar Rodríguez

« Le fil d’actualité indique: ‹ You were never here › Et je suis tout à fait d’accord. »

Mathilde Imesch – Reclaim Set: (re)construire son pouvoir

ARTS VISUELS

Mathilde Imesch – Reclaim Set: (re)construire son pouvoir

Projet de diplôme par Mathilde Imesch

Reclaim Set est un ensemble de céramiques qui manifeste les idées éco-féministes issues de l’histoire des chasses aux sorcières. L’argile utilisée se compose d’un mélange de matières minérales et organiques et réunit ainsi les royaumes minéral, végétal et animal. Les chasses aux sorcières ont fortement contribué à l’aliénation de nos liens avec la nature. La disparition de cet héritage a eu pour conséquence de diminuer notre autonomie et de nous affaiblir en tant que communauté, face à une autorité institutionnelle. Construire son propre Reclaim Set est un premier pas vers la légitimation de son pouvoir. Lorsque nous utilisons notre expérience pour changer le quotidien, chacun·e·x à notre façon, nous transformons la réalité et nous luttons contre les cultures d’oppression.

Vanessa Udriot – Tidá nehés oyendau

ARTS VISUELS

Vanessa Udriot – Tidá nehés oyendau

Projet de diplôme par Vanessa Udriot

Venant du domaine de l’architecture, j’ai développé un intérêt particulier pour les représentations et les perceptions des espaces et des matérialités qui nous entourent. Je cherche à comprendre également la manière dont les choses sont liées aux souvenirs et aux histoires, la façon dont les objets et les sujets évoluent dans leur environnement. Ma pratique entend ainsi questionner la mémoire au sens large, souvent en lien avec la culture, de ses différentes compréhensions à ses nombreuses relations. En associant frontières et émotions, la question de l’identité est de plus en plus présente dans mon travail. J’aborde ces sujets au travers d’expériences, de récits personnels et de nombreuses recherches.

Ange-Frédéric Koffi – La maison est notre coin du monde

ARTS VISUELS

Ange-Frédéric Koffi – La maison est notre coin du monde

Projet de diplôme par Ange-Frédéric Koffi

Topologie de l’intime, la maison est selon Gaston Bachelard l’espace physique reflétant notre monde interne. Nous apprenons à habiter la maison avec ses habitants traditionnels: le lit, la table de la cuisine, les portes et fenêtres, les clôtures, ... Mon projet de diplôme La maison est notre coin du monde s’intéresse à l’un des plus vieux meubles d’agrément du monde: le paravent. Défini comme « boucliers de beauté », je m’interroge aux rapports que nous pouvons entretenir avec cet objet domestique dans notre habitat.

Simone Nicola Filippo – For My Girl and My World, Love From Jamie XXX

ARTS VISUELS

Simone Nicola Filippo – For My Girl and My World, Love From Jamie XXX

Projet de diplôme par Simone Nicola Filippo

Mon travail explore visuellement les thématiques de la solitude, des relations para-sociales et de la frustration émotionnelle. Ces presque-monochromes à l’huile évoquent des images de souvenirs lointains, similairement aux taches que l’on peut trouver à l’intérieur d’un coussin après des années de sommeil et de sueur froide. Des souvenirs d’interactions en ligne, des résumés visuels provenant d’une masse d’images numériques qui nous laisse engourdis jusqu’au matin suivant dans un vide mental aseptique. Les références aux jeux vidéo, aux influenceuses sur les réseaux sociaux, ou encore aux jeux de rôle ASMR se mélangent et s’aplatissent dans une masse nuageuse, similaire dans son manque de clarté aux croquis qui essaient d’illustrer d’événements paranormaux ou des paralysies du sommeil.

Natalia Mimran – Misfits

ARTS VISUELS

Natalia Mimran – Misfits

Projet de diplôme par Natalia Mimran

Misfits est un hommage aux idées non réalisées et aux tentatives ratées, aux chevilles rondes dans les trous carrés. Les œuvres mises au rebut ou les essais collectés au sein de l’ECAL au cours des deux dernières années ont été retravaillés pour constituer ce monolithe. Alors que l’identité visuelle des matériaux rassemblés a été effacée et les preuves de leur existence physique fossilisées, le recadrage de leur position révèle un potentiel caché, comme si de l’énergie était libérée lors des changements d’état de la matière. La présence statique n’étouffe pas les voix, qui se transforment en une nouvelle identité hybride.

La festa degli innocenti

ARTS VISUELS

La festa degli innocenti

Projet de diplôme par Stefano Baldini (Collettivo Silencio, in collaboration with Andrea Vescovi)

La fête des innocents est un spectacle né de la recherche que nous avons menée entre Savona et Renens, la première ville où nous avons grandi, la seconde où nous vivons. Le chemin qui nous a conduit à établir un parallèle s’est articulé autour de la collecte d’histoires et de témoignages de ceux qui ont vécu dans ces deux provinces éloignées, mais parfois liées par des similitudes fortes et silencieuses. Les histoires des retraités, des immigrants et des travailleurs ont remis en question notre position dans ce flux. Nous avons donc essayé, en démêlant les relations avec le passé, d’en tisser une avec le présent, ouvrant la voie à la recherche concrète d’une communauté. Ces récits se mêlent à notre expérience sous forme de projections, de musique et de narration verbale.

Ana Marija Adomaityté – Suite

ARTS VISUELS

Ana Marija Adomaityté – Suite

Projet de diplôme par Ana Marija Adomaityté

« Le pas de deux est une suite autour d’un thème symbolisant le plus souvent la relation amoureuse. A travers la grâce de leur duo, les danseurs expriment des sentiments affectueux, à l’image des amants. » Sur un sol bleu profond, une femme et un homme performent les gestes d’un couple: un pas de deux contemporain, dans la violence de la norme. Si le pas de deux voudrait être la célébration de l’amour, je crois qu’il est aussi nécessairement celle de la souffrance amoureuse. Il est, par excellence, la structure performative dans laquelle s’épanouit la représentation du romantisme hétéronormé. Suite – une performance pour deux corps – est une résistance dansée aux normes de l’amour hétérosexuel. A travers l’épuisement des gestes, Suite met en péril le romantisme tout-puissant.

Jodie Rudaz – Same Landscape of Heaven And Hell

ARTS VISUELS

Jodie Rudaz – Same Landscape of Heaven And Hell

Projet de diplôme par Jodie Rudaz

« Je me souviens d’une maison abandonnée, au bord de la rivière. La rivière semble, par instants, vouloir franchir le parapet. Elle a perdu la tête, c’est trop de lumière pour elle. A partir d’ici, on devrait oublier son nom, mais pas plus que nous, humains, les rivières ne peuvent se défaire de l’opinion première qu’elles ont provoquée dans l’esprit collectif. Tu voudras la saisir, cherchant pour l’enfermer l’ovale d’un miroir, mais déjà la rivière coule vers d’autres moments, toujours avide de nouveaux paysages. Un parfum de miel l’incitera au confidence : je suis le visage de chacun, cette caresse du regard qui survit au regard. » Valais de cœur, Pierrette Micheloud.

Diplômes

ARTS VISUELS

Diplômes

Projet de diplôme

Jury Giovanni Carmine Tiphanie Mall David Douard Stéphanie Moisdon Promotion Ange Frederic Koffi Cesar Axel Aguilar Ines Maestre Mathilde Imesh Natalia Mimran Jodie Rudaz Simone Filippo Stefano&Andrea Vanessa Udriot

Présentation semestrielle

ARTS VISUELS

Présentation semestrielle

Projet d’atelier

Keramicos

ARTS VISUELS

Keramicos

Workshop avec Matthew Lutz Kinoy, Natsuko Uchino

Glowstone

ARTS VISUELS

Glowstone

Workshop avec Neil Beloufa

Flowstone

ARTS VISUELS

Flowstone

Workshop avec Neil Beloufa

Présentation semestrielle Arts Visuels

ARTS VISUELS

Présentation semestrielle Arts Visuels

Projet d’atelier avec MAAV

Selection de travaux d'étudiants du master Arts Visuels issue des présentations du premier semestre

Emeline Herrera – A Moment of Bewilderment

ARTS VISUELS

Emeline Herrera – A Moment of Bewilderment

Projet de diplôme par Emeline Herrera

Les couloirs tournent en rond et les portes ne mènent nulle part. Seule la lumière artificielle traverse les stores. Il y a de la poussière au plafond et vous vous rendez compte que ces mains ne vous appartiennent pas. Quelque chose ne va pas, vous êtes confus. Avant que la poussière n’atteigne le sol et ne rayonne sur votre corps, vous devriez partir. Quand vous revenez à la réalité, il est déjà trop tard. Il n’y a aucun moyen d’empêcher cela. Certains éléments sont faits pour rester et d’autres pour disparaître. Studio A. Décor 1 : quelque part dans un moment de confusion. emelineh1188@gmail.com

Byron Gago – Co-Based Objects

ARTS VISUELS

Byron Gago – Co-Based Objects

Projet de diplôme par Byron Gago

L’œuvre est une composition de quatre pièces différentes. Celles-ci imitent une sorte de box qui rappelle différents dispositifs pour le transport et la conservation. Je suis intéressé par une esthétique cyberpunk et brutaliste, connectée à un imaginaire se caractérisant par un moment dystopique. Des dispositifs de « problem solving » se chevauchent et créent une distance sensible par rapport à la source d’origine du contenu hypothétique. Il existe un concept de dislocation derrière un contenu potentiel qui fonctionne comme une composante narrative de fiction dans le modèle entre high tech/low life. byronandradegago@gmail.com

Hanna Rochereau – Chit-Chatting

ARTS VISUELS

Hanna Rochereau – Chit-Chatting

Projet de diplôme par Hanna Rochereau

hanna.rochereau@gmail.com

Riccardo Sala – BPZ

ARTS VISUELS

Riccardo Sala – BPZ

Projet de diplôme par Riccardo Sala

Cet ensemble d’œuvres souhaite témoigner du monde néolibéral et de sa capacité à se reproduire à travers les machines du désir. Les images proviennent de notices explicatives de montage de petits jouets trouvés à l’intérieur des œufs en chocolat Kinder Surprise. Certaines d’entre elles sont transformées et reproposées par le procédé de l’impression lithographique. L’une d’entre elles est peinte agrandie sur toile. riccardo.sala@mail.com https://www.riccardosala.online

Francesco de Bernardi – sans titre (occhiaie)

ARTS VISUELS

Francesco de Bernardi – sans titre (occhiaie)

Projet de diplôme par Francesco de Bernardi

Comment se souvenir de l’époque où tu étais distrait et distant ? L’action effectuée de manière distraite est-elle digne d’être représentée ? Te regardes-tu vivre ? Modifies-tu le sens et le contenu de ce dont tu te souviens ? Te mens-tu ? De quel point de vue réimagines-tu ce que tu as fait ? Qu’est-ce que tu n’as pas fait ? francesco.debernardi95@gmail.com

Genêt Mayor – Sitting Duck

ARTS VISUELS

Genêt Mayor – Sitting Duck

Projet de diplôme par Genêt Mayor

Plusieurs canards morts sont disposés en cercle. Des objets sont peints et peints à nouveau, rapidement. Un pot-pourri diffuse ses souvenirs à travers le temps. Le détachement permet de voyager léger, l’esprit tranquille. Merci pour ce moment. genet.mayor@gmail.com https://www.instagram.com/genetmayor

Agathe Naito – Justify One’s Poverty

ARTS VISUELS

Agathe Naito – Justify One’s Poverty

Projet de diplôme par Agathe Naito

Une installation composée de trois sculptures en céramique : sabots, marguerite et guirlande de fleurs imitation papier crépon. Chaque sculpture peut être activée par un·e performeu·r·se. Un témoignage sur l’enfance, sur l’ennui d’être une fille, sur une fille ennuyeuse. La fête de village : auto-tamponneuse, ball shooter et « coup de poing forain »… Une réflexion sur le sentiment de ces échappées. agathe.naito@gmail.com https://www.agathenaito.com

Cécile Polito – Visible Invisible

ARTS VISUELS

Cécile Polito – Visible Invisible

Projet de diplôme par Cécile Polito

Je renonce au monde connu et me laisse entraîner dans un espace aux formes en perpétuelle mutation produit par le Physarum polycephalum, une espèce unicellulaire. Je photographie ces micros-territoires par le biais d’un microscope. La matière de l’organisme dévoile des traces de l’ordre de l’immatériel. cecile-polito@outlook.com

Usefulless

ARTS VISUELS

Usefulless

Autre avec Ricca

Dans son essai  Théorie de la métamorphose , le philosophe Emanuele Coccia loue « la puissance des chenilles » leur permettant de passer d’une existence à l’autre sans devoir mourir ni renaître, faisant par là basculer le monde sans le toucher. Cet état amphibie s’incarne dans la figure du cocon, étape à la fois intermédiaire et entière, qui totalise plus que la somme de deux moitiés. Le cocon est un territoire borné mais sans limites, ni complètement la vie, ni totalement la mort ; c’est une forme plurielle et poreuse rendant compte simultanément de plusieurs réalités parfois contradictoires. Les œuvres présentées ici font écho au principe de transition qui gouverne cette exposition. Dans le rapport qu’elles entretiennent à l’espace ou leurs interrogations sur la fonction de l’objet d’art, à travers la mise en scène de l’intime, ces œuvres identifient une limite et, mécaniquement, en interrogent déjà l’au-delà. Le dictionnaire anglais des néologismes  Urban Dictionnary  définit l’adjectif comme une qualité propre aux objets précieux et utiles qu’on ne parvient jamais à trouver au moment où on les cherche. Ouvrant une voie médiane à la définition binaire  useful/useless  (utile/inutile), le terme  usefulless  définit ainsi un état transitionnel du rapport d’utilité. La prééminence du contexte dévoile alors toute l’ambivalence dont l’objet est porteur puisqu’il n’est utile qu’en regard d’un besoin, au temps voulu, pour quelque chose ou à quelqu’un. Usefulless fait dialoguer les travaux des étudiants du Master Arts Visuels de l’ECAL/Ecole cantonale d’art de Lausanne et des œuvres d’artistes poursuivant dans leurs pratiques respectives des réflexions similaires.

Conference de Camille Henrot

ARTS VISUELS

Conference de Camille Henrot

Workshop

Camille Henrot, Plasticienne, New York www.camillehenrot.fr Née en 1978, Camille Henrot vit et travaille à New York. L’artiste française développe une pratique variée qui mêle film, dessin, sculpture et installation. En puisant ses inspirations et ses sujets dans la vie quotidienne et dans la littérature, la mythologie, le cinéma et l’anthropologie, l’oeuvre de Camille Henrot reconsidère avec acuité les typologies d’objets et les systèmes de pensées établis. En 2013, dans le cadre de la Smithsonian résidence à Washington DC, elle réalise le film  Grosse Fatigue , avec lequel elle remporte le Lion d’argent à la Biennale de Venise. Lauréate du Prix Nam June Paik 2014 et du Edvard Munch Art Award 2015, Camille Henrot a également participé aux Biennales de Lyon, Berlin et Sydney et a bénéficié d’expositions personnelles dans des lieux prestigieux tels que le Schinkel Pavillon à Berlin, la Kunsthalle de Vienne, le New Museum à New York ou encore au Palais de Tokyo à Paris pour une carte blanche en 2017. Ses prochaines expositions majeures auront lieu à Tokyo Opera City Art Gallery (2019) et à la National Gallery of Victoria de Melbourne (2020).

Diplome 2019

ARTS VISUELS

Diplome 2019

Projet de diplôme

Symposium KILL Yr IDOLS

ARTS VISUELS

Symposium KILL Yr IDOLS

Autre

KILL Yr IDOLS La Jeunesse a été la grande invention du XXème siècle. Elle l’a inspiré en tout, est devenue son horizon, son moteur. Nous avançons suivant ses goûts. Elle qui, pourtant, jusqu’à la fin de la seconde guerre mondiale, était à peine considérée, comme un état transitoire, un âge bête.  Mais soudain, sous la poussée de la pop culture, l’économie de marché a commencé à faire aux jeunes les yeux doux. Celle qui était regardée comme l’expression embarrassante d’une crise de croissance, a finit par dominer le monde. Le XXIème siècle a vingt ans, dix-neuf vingt ans, et la jeunesse reste une énigme. On aimerait la penser, en faire l’histoire, mais on sait aussi que la jeunesse ne s’arrête jamais pour se retourner. Elle vit pour produire des moments, des idées (aussitôt soumises au vieillissement) des gestes neufs… ou qu’elle croit neuf ? heureux sont les amnésiques. Il faudrait voir comment se dessine depuis un siècle une histoire de Jeunesse, en ligne droite ou plutôt par couches, par strates, sédimentations. Moins d’un siècle aura produit un mille-feuille d’attitudes, celles que dessinent chaque génération, comment elles s’approprient le territoire culturel, les modes, les langages, les postures, tous ces signes que visent à détruire la génération suivante (pour se donner du possible). Au coeur de tout cela, pourtant, des invariants : les mêmes doutes, la même rage, la même opposition, le même mal-être, la même fausse-arrogance, les mêmes découvertes, le même or. Politisée, ou concernée quoi qu’il en soit, la jeunesse 2.0 est traversée par une opposition encore à analyser entre la rapidité des échanges qu’elle développe sans cesse davantage et son désir de freiner à différents endroits les dégâts devenus irréparables du capitalisme tardif : désagrégation de la planète et du climat. Prendre le réalisme capitaliste de vitesse, est peut-être la nouvel horizon d’une jeunesse qui s’est elle-même érigée sur sa capacité de vitesse. Dans cette configuration, quelles nouvelles postures, quelles nouvelles idées, quels dépassements, quelles transformations peut - encore et toujours - inventer la jeunesse? Comment surgit là le neuf, si nous ne sommes jamais qu’au centre d’un épuisant recommencement? Nous n’aurons pas assez d’une journée et de deux conversations avec les artistes Tobias Madison et Eduardo Williams pour les recenser, en entrevoir les puissances. Philippe Azoury

Angelo

ARTS VISUELS

Angelo

All the Loose Ends would Disappear Again in the Shape of your Face

ARTS VISUELS

All the Loose Ends would Disappear Again in the Shape of your Face

Lorenza Longhi – Zzzz...

ARTS VISUELS

Lorenza Longhi – Zzzz...

Projet de diplôme par Lorenza Longhi

Filtrer