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2008 2026
ECAL X MHL – ECAL After Schmid

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ECAL X MHL – ECAL After Schmid

avec Philippe Jarrigeon

En s'inspirant des archives du XIXe siècle du photographe André Schmid, les étudiants de deuxième année du Bachelor ont collaboré avec le Musée d'histoire de Lausanne pour créer un dialogue inspirant entre le passé et le présent. Pour la plupart des étudiant·e·s, son nom était inconnu. La découverte de son travail, conservé dans les collections du Musée Historique de Lausanne, a ouvert un champ d’exploration à la fois historique et plastique. Avec les images d’André Schmid, c’est une page fondatrice de la photographie suisse qui se révèle à leurs yeux. À partir d’une immersion dans les archives, iels ont été invité·e·s à engager un dialogue avec cette pratique pionnière. Non pour la citer ou la reproduire, mais pour la déplacer, la questionner, l’interpréter mettant ainsi en tension l’origine de la photographie et ses développements les plus contemporains.

Mise en scène – 2026

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Mise en scène – 2026

avec Charlotte Krieger

Unseen Ce cours initie les étudiant·e·x·s à la création d’une série de sept images construites autour du thème Unseen. Ils et elles apprendront à articuler décors, personnages et lumières pour créer des mises en scène fortes et cohérentes. À travers une approche pratique et technique, le cours développe leur capacité à concevoir un projet complet, à diriger des modèles, à travailler la lumière naturelle ou artificielle et à collaborer dans des conditions proches de la réalité professionnelle. Les étudiant·e·x·s affineront ainsi leur regard d’auteur tout en se préparant aux exigences des mandats éditoriaux et commerciaux.

Workshop Moyen format numérique – 2026

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Workshop Moyen format numérique – 2026

avec Anoush Abrar

Portrait déconstruit L'objectif de ce workshop, mené par le photographe Anoush Abrar, est d'interroger la signification du portrait contemporain.  En suivant la notion du "portrait déconstruit" les étudiants-es-x ont réalisé une image par groupes de deux. La semaine de workshop Moyen format digital est à la fois une initiation au matériel de prise de vue et au logiciels dédiés.

Création cinématographique– 2026

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Création cinématographique– 2026

avec Orsola Valenti

Hors-champ À travers l’exploration du hors-champ, les étudiant·e·s développent une approche sensible et réflexive de la création audiovisuelle. Lors du semestre, les étudiant·e·s sont amenés à réfléchir aux enjeux politiques et formels de l’image en mouvement ainsi qu'aux relations entre le visible et le non-visible.

Création photographique– 2026

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Création photographique– 2026

avec Natacha Lesueur

Documenteur, puissance du faux À partir de projets développés autour d’un thème commun, les étudiant-e-s-x développent un travail personnel et approfondi autour de la thématique du faux-semblant. Iels construisent un projet qui joue avec les limites de la véracité de la photographie et l'utilisant comme artifice du mensonge.

Vittorio Franzolini – Still still

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Vittorio Franzolini – Still still

par Vittorio Franzolini

Still still explore l'héritage des architectures construites durant la période fasciste en Italie. Inspiré des « parole in libertà » futuristes, le titre naît de la répétition d'un même mot, générant une ambiguïté entre immobilité et mouvement. Réalisé entre Milan et Rome en argentique, le projet cherche à désacraliser ces bâtiments à travers des points de vue rapprochés et décentrés, s'éloignant de leur représentation monumentale et célébrative. Murs et surfaces apparaissent comme une peau marquée par l'érosion, la poussière et les traces du temps, transformant des symboles de pouvoir en corps fragiles et vulnérables. Still still interroge la persistance de certaines esthétiques de l'autorité dans le présent et prend la forme d'un livre et d'une installation imprimés en Comcolor.

Lee Eggenschwiler – Standard Values

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Lee Eggenschwiler – Standard Values

par Lee Eggenschwiler

Standard Values explore l'économie opaque des pierres de couleur à Bangkok. Conçu comme une enquête visuelle, ce projet s'intéresse aux zones grises de ce secteur, capturant le moment précis où les mécanismes de confiance et les flux mondiaux transforment un simple caillou en un idéal de luxe standardisé. Le livre confronte la matérialité brute des gemmes à l'espace urbain, faisant dialoguer les facettes des cristaux avec l'architecture des gratte-ciels pour en révéler la similitude et les inclusions. Pourtant, les images révèlent aussi une forme de solitude face à une opulence illusoire, entre boutiques vides et corps anonymes.

Farah Mirzayeva – ANOMALIES

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Farah Mirzayeva – ANOMALIES

par Farah Mirzayeva

Inspiré par une formation en chimie, ANOMALIES explore la frontière entre l'imagerie scientifique et la construction visuelle. Après avoir photographié des machines qui traitent ou stockent des données dans les laboratoires de l'EPFL, les images sont modifiées en utilisant le scan comme outil de transformation pour les altérer, les glitcher et les déformer. Le processus imite les machines elles-mêmes : les images codifiées sont systématiquement rescanées pour acquérir une nouvelle matérialité et deviennent texturées, instables et, paradoxalement, analogiques. ANOMALIES se compose d'une installation recréant le squelette d'un microscope de laboratoire, ainsi que d'un livre qui reflète le traitement des données afin de révéler l'immatérialité et l'abstraction de la recherche scientifique.

Léa Isoard – Almost Marble

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Léa Isoard – Almost Marble

par Léa Isoard

Almost Marble observe la circulation des corps féminins contemporains dans un paysage visuel et culturel façonné par des représentations héritées. Prenant pour référence les Cariatides de l'Acropole, ce projet s'intéresse à la persistance d'idéaux construits par un regard masculin, ainsi qu'aux possibilités de leur déplacement. Dans le labyrinthe athénien, portraits et fragments architecturaux composent alors une lecture sensible d'une ville stratifiée. Les figures photographiées peuvent être envisagées comme des « cariatides déplacées » : non plus des corps assignés à soutenir un monument, mais des présences vivantes qui habitent la ville et la constituent de l'intérieur.

Salomé Billato – Grosse

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Salomé Billato – Grosse

par Salomé Billato

Grosse est un livre photographique qui mêle autoportraits, images documentaires et images fictionnelles autour du corps contemporain. En se réappropriant le mot « grosse », un terme marqué par la honte et la stigmatisation, ce projet interroge les normes de beauté et leur emprise sur notre rapport au corps. Il s'appuie sur l'expérience personnelle de l'artiste du Wegovy, un traitement de perte de poids ayant intensifié une surveillance constante de son corps. Grosse explore une contradiction centrale : la critique de ces normes tout en y participant. Le livre questionne jusqu'où nous sommes prêtes à remodeler notre corps pour répondre à des idéaux socialement construits.

Rose Graf – EVERYTHING FALLS QUIET

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Rose Graf – EVERYTHING FALLS QUIET

par Rose Graf

Il y a des moments que personne ne voit. Pas parce qu'ils n'existent pas, mais parce que personne ne regarde vraiment. EVERYTHING FALLS QUIET est né d'une mémoire intime, celle du harcèlement scolaire. Des lieux familiers traversés par une obscurité qui n'est pas naturelle, des corps qui coexistent sans se voir, une tension qui pèse sans jamais éclater. Entre souvenir et mise en scène, entre réel et onirique, c'est une façon de reprendre le pouvoir sur ce qui a été subi. De mettre sur pause ces instants invisibles pour leur donner enfin une présence, un visage.

Shiny Vallenas – The Money Shot Always Tastes Like Bunnies And Donuts

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Shiny Vallenas – The Money Shot Always Tastes Like Bunnies And Donuts

par Shiny Vallenas

Les codes de la pornographie ont recomposé en profondeur la représentation des femmes au sein de l'image contemporaine. Du porno chic des années 2000 à l'esthétique des clean girl des réseaux sociaux, il s'agit des mêmes gros plans et des mêmes corps fragmentés qui circulent. Le désir, inhérent à l'image, prend aujourd'hui différentes formes déguisées dues à la censure et se transforme en tendances virales. Ce projet croise la mise en scène et l'image générée par intelligence artificielle afin de reconstruire des dispositifs empruntés au casting porno, à OnlyFans, au vocabulaire publicitaire et trace ainsi des correspondances formelles entre le corps, l'animal et l'objectification pour rendre visible ce qu'un flux permanent d'images nous apprend à ne plus voir.

Aline Savioz – I feel slightly off

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Aline Savioz – I feel slightly off

par Aline Savioz

Né d'une période introspective, I feel slightly off transforme des ressentis invisibles comme l'angoisse et la perte de sens en mises en scène construites. À travers des portraits, des scènes de groupe et des natures mortes, des situations familières basculent subtilement vers l'étrange. Inspirées par les notions d'inquiétante étrangeté (Sigmund Freud) et de vallée de l'étrange (Masahiro Mori), les images jouent sur de légers décalages qui créent une tension entre le quotidien et l'inquiétant. Réunissant neuf photographies grand format et une image imprimée sur un tapis au sol, l'installation propose une réflexion sur le rapport au contrôle, à l'angoisse et à la perception de la réalité, tout en cherchant à rendre visibles des expériences intimes souvent partagées mais rarement exprimées.

Antoine Genoud – Galé j'armayi

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Antoine Genoud – Galé j'armayi

par Antoine Genoud

Galé j'armayi s'intéresse à la manière dont la figure du paysan est représentée en Suisse, où elle est fortement liée à l'identité nationale. Plus largement, le projet invite les spectateur·trice·s à questionner leur rapport à un passé idéalisé et exploité ainsi qu'aux traditions auxquelles ils·elles sont attaché·e·s de manière à se les réapproprier. Plastiquement, cela prend la forme d'une pièce vidéo ainsi que d'une série d'autoportraits où la pose, l'habillement et les objets concourent à recréer l'imagerie paysanne traditionnelle tout en y intégrant un certain décalage dans le but de la questionner. De plus, les rôles d'hommes et de femmes sont interprétés par l'artiste lui-même, remettant en question une certaine idée du genre et des valeurs traditionnelles et conservatrices.

Auriane Nicollier – Everything Will Remain Except the House

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Auriane Nicollier – Everything Will Remain Except the House

par Auriane Nicollier

Everything Will Remain Except the House est une série documentaire qui suit les habitant·e·s d'un bâtiment squatté pendant près d'un an. Après leur expulsion, certain·e·s ont trouvé un nouveau lieu de vie, tandis que d'autres se sont retrouvés à la rue. Le projet interroge la manière dont l'intimité se construit dans des espaces temporaires, collectifs et précaires. Chaque lieu occupé doit être aménagé, partagé et réinventé. Dans cette instabilité, le chez-soi se définit plus par les relations qu'il accueille que par l'espace qu'il occupe. Présenté sous la forme d'une édition réunissant photographies et témoignages, Everything Will Remain Except the House préserve la mémoire d'un lieu disparu et propose une réflexion sur la précarité du logement, la vie collective et l'entraide.

Ashley Schneiter – AMUL RAGAL

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Ashley Schneiter – AMUL RAGAL

par Ashley Schneiter

AMUL RAGAL est un projet photographique documentaire consacré au lamb, pratique profondément ancrée dans les traditions culturelles, sociales et spirituelles du Sénégal. À travers ce travail, l'artiste interroge la représentation photographique du corps masculin noir et les imaginaires qui lui sont associés. La lutte sénégalaise offre un terrain où se croisent rites, croyances et culture contemporaine. En tant que femme évoluant dans un environnement presque exclusivement masculin, l'artiste a développé un regard sensible aux gestes, aux nuances, aux moments d'attente ou de vulnérabilité qui échappent au spectacle. L'utilisation d'une faible profondeur de champ fait du flou un outil narratif traduisant la frontière incertaine entre réalité, croyance et représentation.

Colas Ravey – Un goût salé m'est resté en bouche

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Colas Ravey – Un goût salé m'est resté en bouche

par Colas Ravey

La plage, dans les jeux vidéo comme dans la vie, est un lieu cher à l'artiste. C'est un espace qui mélange personnes, sensations et instants de vie. Un endroit où l'identité et la sexualité des gens sont à la merci du soleil et de la chaleur. Un goût salé m'est resté en bouche est une réminiscence de l'enfance, une période où les jeux vidéo sont des mondes pixelisés où tout semble possible, dépourvus de questionnements sur l'image de soi et l'amour. En s'inspirant de l'esthétique low-poly, le projet parle d'un instant suspendu où voyeurisme, bronzage et drague coexistent. Un moment où l'artiste devient l'avatar d'un jeu à multiples buts, naviguant entre désir et liberté, intime et public, à la recherche de quelque chose qui pourrait ressembler à de l'amour.

Workshop avec Rineke Dijkstra

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Workshop avec Rineke Dijkstra

avec Rineke Dijkstra

Qu’est-ce qu’un bon portrait ? Quelle technique choisir ? Quel type de lumière utiliser : lumière du jour ou flash ? Quel lieu ou arrière-plan choisir ? Comment choisir son sujet ? Comment aborder une personne inconnue ? Dans cet atelier, les étudiant·e·s ont exploré ce qui fait la qualité d’un bon portrait ainsi que les outils permettant d’en créer un.

Endurance - 2025

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Endurance - 2025

avec Laurence Bonvin

Prendre des risques, expérimenter, tester de nouvelles approches ou techniques par rapport à un projet en cours, passé ou à leur futur projet de diplôme. Les pousser à amener plus loin un projet ou une idée, en expérimentant avec la méthodologie, la technique, le mode de production, plutôt qu’en se reposant sur des processus qu'ils et elles connaissez, des solutions, des savoir-faire, des recettes, avérés.

Last Minute Risk

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Last Minute Risk

avec Natacha Lesueur

« Ce que l’on conçoit bien s’énonce clairement et les mots pour le dire arrive aisément. » Nicholas Boileau, l’art poétique. A l’heure où les étudiant.e.s entament leur dernière année de formation à l’ECAL, alors que leurs intérêts et méthodes se dessinent, il s’agit de profiter de ce dernier projet pour remettre en cause ses propres règles, acquis, et influences, de ne pas s’en satisfaire et de prendre des risques.

Création cinématographique – 2026

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Création cinématographique – 2026

avec Julien Bourdeille

Évènement Lumineux À travers une exploration approfondie de la lumière comme matière narrative et sensorielle, les étudiants de première année ont réalisé un film au format court sur le thème « Événement lumineux ». Ce projet les amène à apprendre à mener un projet audiovisuel complet tout en s’appropriant les outils de tournage, de cadrage et de mouvement caméra.

Suspended Motion

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Suspended Motion

avec Nicolas Poillot

En conceptualisant et en produisant un contenu visuel dans le cadre d’une série éditoriale, les étudiants et étudiantes aborderont de manière pratique, créative et professionnelle la notion de photographie appliquée, en étroite collaboration avec le Directeur Artistique Nicolas Poillot.

WORKSHOP MOYEN FORMAT ARGENTIQUE

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WORKSHOP MOYEN FORMAT ARGENTIQUE

avec Anoush Abrar

DRIVE Pour cette semaine sur le thème «Drive», les étudiants-es-x en première année de photographie devaient imaginer un portrait pris au moyen format argentique. Inspirée par la sensation d'une première expérience au volant, par le voyage, l’émancipation ou  la découverte, la semaine visait à explorer le rapport entre une ou plusieurs personnes et un véhicule.

Le livre d’artiste - 25/26

DESIGN GRAPHIQUE

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Le livre d’artiste - 25/26

avec Anouk Schneider Agabekov, Nicolas Polli

Dans le cadre du cours d'édition animé par Anouk Schneider et Nicolas Polli, les étudiant.e.s en 2ème année de Communication Visuelle ont eu l'opportunité de concevoir un livre d'artiste au cours du premier semestre. Ce projet de livre se distingue par son approche contemporaine visant à créer un objet éditorial qui intègre harmonieusement forme et contenu dans le contexte actuel du paysage éditorial. Les étudiant.e.s ont été encouragés à exploiter leur liberté artistique à tous les niveaux de création, que ce soit en termes de format, de choix de papier, de reliure, de mise en page, d'illustrations, de texte ou de typographie. Dans le cadre de ce cours, le livre d'artiste peut prendre forme à travers diverses modalités d'illustrations, telles que la photographie, la reproduction, la mise en contexte, le dessin, la 3D, etc. L'accent est mis sur la vision artistique de l'auteur.ice et sur les moyens mis en œuvre pour la concrétiser. Les étudiant.e.s endossent des rôles multiples en tant qu'éditeur, conservateur et architecte, couvrant ainsi les responsabilités de directeur artistique, designer, photographe, styliste, illustrateur, typographe, rédacteur en chef, et secrétaire de rédaction. Ce cours met en avant le design éditorial contemporain en explorant le potentiel narratif d'une séquence de contenu maîtrisé.

ECAL Light House

DESIGN GRAPHIQUE

MEDIA & INTERACTION DESIGN

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ECAL Light House

avec Jean-Vincent Simonet, Léonard Guyot, Florian Pittet (Sigmasix), Vincent Jacquier, Julien Gurtner

À l’occasion d’une semaine de travail collaborative, les étudiant.e.s de première année du département Communication Visuelle de l’ECAL se sont vu confiés la tâche ambitieuse de créer une expérience audiovisuelle complète, en dessinant une architecture de lumière et de son avec comme unique point de départ cinq compositions musicales originales. Sur une installation d’écrans formant un totem central et de projections sur les murs périphériques, agrémentées de lasers, iels ont créés un environnement visuel, diffusable en temps réel, qui a été présenté sous la forme d’une performance en fin de semaine au public. Le but étant ici de construire un univers capable d’utiliser l’espace et les différents éléments scéniques de manière totale et d’inviter les spectateur.ices à se déplacer et ressentir le live dans sa globalité. Cinq groupes transversaux de créations, ayant tous une base sonore différente, ont été encadrés par Jean-Vincent Simonet et Léonard Guyot pour produire des images et les tester au fur et à mesure de la semaine sur le dispositif, qui lui a été développé, mis en place et opérer par un sixième groupe sous la supervision de Florian Pittet, Matthieu Minguet et Achille Masson.

Pratique Photographique

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Pratique Photographique

avec Maxime Guyon

Ce semestre, les étudiants-es-x exploreront comment les surfaces réfléchissantes transforment notre rapport à l’image et à l’objet. Elles deviennent des seuils : ce que l’objet montre importe parfois moins que ce que son reflet révèle. À la manière d’une matière photosensible, elles captent et rejouent le monde, jusqu’à incarner une aseptisation technologique et consumériste. Objets-miroirs, elles perturbent la perception : simulacres, elles distordent, dédoublent, multiplient ou se dérobent comme un trompe-l’oeil. Elles interrogent le hors-cadre, montrent ce que l’objet « voit » plutôt que ce qu’il est, et peuvent devenir un espace d’auto-réflexion, miroir de leur auteur, parfois jusqu’à nourrir une dimension narcissique.

Création photographique – 2026

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Création photographique – 2026

avec Natacha Lesueur

Abracadabra! À partir de projets développés autour d’un thème commun, les étudiant·e·x·s développent un travail personnel et approfondi autour de la notion de « magie » en photographie. Ils et elles construisent un projet qui explore les relations entre réalité et imaginaire, en mobilisant la photographie comme un outil de révélation, de transformation et d’interprétation du réel.

Pratique Photographique – 2026

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Pratique Photographique – 2026

avec Calypso Mahieu

Le temps des Fleurs Ce cours, à la fois pratique et technique, exige des étudiants qu’ils développent un véritable regard de photographe. Son objectif est de les initier ou de les perfectionner à différents genres photographiques tels que la nature morte, le portrait, l’architecture, mais aussi le documentaire et la mise en scène. Ces disciplines demandent une attention particulière et une grande rigueur dans le choix des modèles, des lieux et des objets. La maîtrise de la composition, du cadrage et de la gestion de la lumière, qu’elle soit naturelle ou artificielle, est essentielle pour réussir chaque prise de vue. Tout au long du cours, les élèves sont amenés à affiner leur sens de l’observation et leur capacité à construire des images à la fois précises et expressives.

Maisie Cuisine Book

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Maisie Cuisine Book

avec Maisie Cousins

L’objectif de ce workshop, dirigé par la photographe Maisie Cousins, est d’utiliser l’outil photographique afin d’élargir notre capacité d’observation. Durant la semaine, les étudiants ont exploré la macrophotographie pour créer des univers miniatures et abstraits à partir d’objets et d’accessoires du quotidien. Cela nous invite à réfléchir : qu’est-ce que nous négligeons encore dans notre environnement immédiat ?

ECAL x Moncler

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ECAL x Moncler

avec Philippe Jarrigeon

S’inspirant de l’héritage alpin de Moncler, de son style intemporel et de sa maîtrise technique, les étudiant·e·s en Bachelor photographie de l’ECAL ont élaboré leur propre interprétation du langage visuel de la marque, mêlant photographie documentaire et mises en scène, réalité et fiction, sous la direction artistique du photographe français Philippe Jarrigeon. Dans le cadre de Paris Photo 2025, le travail des étudiants a été présenté dans la boutique Moncler des Champs-Élysées

ECAL x Polaroid Foundation

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ECAL x Polaroid Foundation

avec Douglas Mandry

Ce workshop a réuni l’artiste diplômé de l’ECAL Douglas Mandry, la Fondation Polaroid ainsi qu’une trentaine d’étudiant-e-x-s du Bachelor Photographie. Ils ont eu l’occasion exceptionnelle de travailler avec une caméra produisant des films Polaroid au format 40 × 60 cm et pesant près de 200 kg. Cette expérience a été rendue possible grâce à ses opérateurs, John Reuter et Harriet Browse et toute l'équipe de la fondation Polaroid, qui ont initié les étudiants à l’utilisation de cet appareil unique. Douglas Mandry a assuré la direction artistique du projet et a accompagné les étudiant-e-x-s dans leurs expérimentations réalisées directement avec et sur les films. Le résultat final a été présenté sous la forme d’une exposition collective dans les locaux de l’ECAL, dévoilant une diversité d’approches et de visions particulièrement riches.

Sofia Grytsiv – Rebrand

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Sofia Grytsiv – Rebrand

par Sofia Grytsiv

Rebrand est une performance illusionniste sur Instagram qui simule l’ascension et la chute d’un personnage de célébrité fictif qu’incarne la photographe. À travers des images mises en scène et de fausses couvertures médiatiques, Rebrand s'intéresse aux mécanismes de la célébrité, aux normes de beauté et au traitement des femmes par les médias. Pendant plusieurs mois, elle développe un récit réaliste retraçant l’ascension de cette célébrité fictive, puis sa chute sous le poids du scandale, de la surveillance et du spectacle médiatique. Rebrand utilise des shootings éditoriaux, des photos de type paparazzi, de faux partenariats de marques et des scandales orchestrés. Le projet dans sa forme finale est une installation vidéo multi-écrans retraçant cette vie publique fabriquée.

Maude Bally – Entre 4 et 8

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Maude Bally – Entre 4 et 8

par Maude Bally

Entre 4 et 8 questionne ce que signifie vivre avec une maladie chronique, dans les détails du quotidien, dans l’usure lente d’un corps contraint. Il condense des images produites à des fins médicales, des scans administratifs, des écrans rephotographiés et fragments de vie courante. Avec une narration morcelée, il présente tout ce qui, visuellement, accompagne la gestion du diabète. Il ne cherche pas le récit héroïque ni la plainte. Seulement ce qui persiste quand la maladie s’inscrit dans la normalité: les courbes, les chiffres, les petits écarts. Un langage visuel enraciné dans l’intime, une tentative de rendre visible une forme de résistance discrète.

Lester Kielstein – Osmosis

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Lester Kielstein – Osmosis

par Lester Kielstein

Osmosis est un projet de recherche photographique sur la manière dont la migration est représentée et politisée en Allemagne aujourd’hui. Réalisé au fil d’un parcours de 13 000 km à travers le pays, le travail oppose la montée visible de l’extrême droite à la présence plus discrète de la migration, à travers des images de manifestations et des traces relevées à la frontière germano-polonaise. Ancré dans l'expérience personnelle du photographe en Allemagne de l’Est, Osmosis interroge ce qui est montré ou non, ainsi que la manière l’identité nationale et la notion de frontière sont en train de changer.

Rebecca Dubuis – 208 Grace St.

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Rebecca Dubuis – 208 Grace St.

par Rebecca Dubuis

208 Grace St. observe un espace domestique où cohabitent tendresse et fractures idéologiques profondes. Dans la maison de mon grand-père à Oakville (WA), des convictions républicaines, conservatrices et religieuses s’opposent violemment aux miennes. Pas de conflit ouvert, juste une tension diffuse, inscrite dans les silences, les objets, les habitudes. 208 Grace St. donne à voir ce qui se joue quand les positions délétères d’une société se montrent dans l’intimité familiale. Aucune réconciliation, aucune provocation; seulement la réalité d’un flagrant écart.

Emanuele Delpozzo – The Sea Speaks More Honestly To Those Willing To Drown

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Emanuele Delpozzo – The Sea Speaks More Honestly To Those Willing To Drown

par Emanuele Delpozzo

La mer est un vide anonyme et changeant où identité, lieu et échelle se dissolvent. Elle ne donne rien: ce qu’on en retire révèle qui l’on est. Ce projet explore la psychologie du voyage et de la survie, guidé par une quête de vérité à travers l’expérience directe. En occupant l’espace, surgissent incertitude, désorientation et effondrement de la perception rationnelle. Face à la détresse et au déplacement, il interroge : comment l’architecture du corps dialogue-t-elle avec celle qui l’entoure ? Un bateau bricolé avec des jerrycans et des débris de la côte portugaise devient un vaisseau vers l’horizon. L’œuvre prend la forme d’une installation photo et d’une performance vidéo.

Héloïse Tourrenc – Un battement feutré

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Héloïse Tourrenc – Un battement feutré

par Héloïse Tourrenc

Depuis l’enfance, les pigeons accompagnent la photographe. Ses grands-parents élevaient ces oiseaux dans un pigeonnier au fond de leur jardin. Aujourd’hui, ce souvenir est devenu le point de départ de ce projet photographique. En retraçant l’histoire de ces compagnons ailés jusqu’à l’Égypte ancienne — où ils étaient élevés, respectés, parfois même vénérés — elle se rend au Caire où cette tradition perdure encore aujourd’hui. Elle y documente à la fois l’histoire de la colombophilie, ses rencontres et le lien sensible que l’homme entretient avec le pigeon. Entre savoir ancestral, gestes quotidiens et mémoire collective, ces images cherchent à révéler ce lien invisible qui nous unit. Le pigeon, compagnon oublié ou méprisé, devient ici le témoin discret d’une histoire partagée.

Eliot Pizzera – Tarèinâ

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Eliot Pizzera – Tarèinâ

par Eliot Pizzera

Tarèinâ est un court-métrage dystopique qui parle de la fonte des neiges et de l’impact du réchauffement climatique sur les paysages alpins suisses. Le réchauffement climatique fait reculer la neige en moyenne et basse altitude, désertant les stations de ski qui laissent derrière elles ruines et squelettes d’infrastructures inutiles. Dans ce décor post-touristique, un skieur solitaire glisse comme un fantôme figé dans un rituel absurde. Inspiré des paysages valaisans et des mythes locaux, ce film mêle silence, bruits organiques et poésie. Il Intègre la figure mythique des Tshäggättä, gardiens masqués aperçus à Blatten avant la catastrophe climatique du 28 mai 2025. Symboles de mystère et de résilience, ils questionnent notre rapport à la montagne et notre volonté de la façonner à notre image.

Kristina Yenza – YOUNIST'

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Kristina Yenza – YOUNIST'

par Kristina Yenza

Ce livre ne parle pas de la guerre, mais de la façon dont elle devient l’arrière-plan de la vie. Il rassemble des photographies de jeunes Ukrainiens âgés de 16 à 29 ans  — l’âge qu'avait la photographe lorsqu'elle a quitté l’Ukraine,et celui qu'elle a aujourd’hui. Peu importe le pays où l’on grandit, le passage à l’âge adulte est toujours une expérience profonde, fragile, mais essentielle. Dans ce pays où la guerre fait désormais partie du quotidien, il y a encore des jeunes qui tombent amoureux, découvrent de nouveaux sentiments, doutent et rêvent. La guerre n’a pas effacé ces émotions; elle les a rendues plus profondes. YOUNIST' parle du regard, des gestes, des silences. De la manière dont on grandit avec ce qui arrive.

Gabrielle Coué – Sans témoin

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Gabrielle Coué – Sans témoin

par Gabrielle Coué

La chirurgie esthétique, à la fois intime, technique et sociale, interroge notre rapport au corps et aux idéaux qui le traversent. Loin des visages transformés, Sans témoin explore ce qui reste hors champ : lieux, outils, gestes invisibles. Il s’attarde sur ce moment où le corps est modifié sans être vécu. L’anesthésie suspend la conscience ; la métamorphose a lieu sans témoin. Un désir est formulé, le corps confié, puis le réveil. Entre les deux : un vide. Ce vide prend forme par l’image. Salles froides, instruments métalliques, textures de peau en gros plan. Peu ou pas de présence humaine, seulement des traces. Le corps devient matière, pris dans un système réglé, normé, propre.

Jerome Luginbühl – Popcorn

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Jerome Luginbühl – Popcorn

par Jerome Luginbühl

«Au commencement, le rien se dissipe». L'histoire de Yara ne commence pas avec la lumière, mais dans l'obscurité. Née presque aveugle, aujourd'hui astrophysicienne, ma sœur ne voit pas les étoiles avec ses yeux, mais à travers des modèles, des formules et des analyses de la lumière. «Je suis à la hauteur d'une poussière dans un souffle», ici commence le film : dans l'émerveillement devant l’invisible. Que signifie voir — vraiment voir ? Entre croyance et savoir, chiffres et nostalgie, enfance et cosmos, un espace d'abstraction, de projection et de reconstruction se crée. Yara devient la métaphore d'une autre perception, d'une autre vérité, au-delà de la vue.

Ettore Bruni – TOP OF THE WORLD

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Ettore Bruni – TOP OF THE WORLD

par Ettore Bruni

TOP OF THE WORLD explore St. Moritz où luxe et illusion se rejoignent en un spectacle étincelant. Ce projet s’interroge sur la mise en scène de l’exclusivité – à travers symboles, gestes et codes de visibilité. Entre apparences soigneusement orchestrées et vestiges silencieux d’une saison révolue, il documente un monde conçu pour être regardé. Immergé dans cet univers surréel, le photographe a observé comment les individus jouent leur rôle, et comment un lieu physique se transforme en rêve numérique – façonné par des stories, des instants filtrés et des rituels d’attention.

Inès Riber – Pleasure Boys

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Inès Riber – Pleasure Boys

par Inès Riber

Pleasure Boys explore le monde du strip-tease masculin et ses représentations de la masculinité. En collaboration avec la troupe britannique « UK Pleasure Boys », le projet interroge la tension entre pouvoir et vulnérabilité. À travers les archétypes hypermasculins et les routines des danseurs, la photographe questionne la manière dont le corps masculin s’expose, se contrôle, se donne. Ces images cherchent à révéler l’humanité derrière le spectacle: des corps fatigués, tendus ou relâchés, des instants intimes loin de la performance. Elles interrogent ce que signifie être un homme quand le désir devient performance.

Fredrik Maag – Up There

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Fredrik Maag – Up There

par Fredrik Maag

Up There se concentre sur le rôle de la Suisse dans le « troisième âge de l'espace », une ère où ce ne sont plus les Etats, mais des entreprises privées qui façonnent le secteur spatial de manière déterminante. Bien qu'une grande partie de la technologie utilisée là-haut ne soit presque jamais visible, notre dépendance vis-à-vis d'elle et ses implications géopolitiques sont extrêmement vastes. La tension entre l'invisibilité apparente et l'omniprésence simultanée est illustrée par la participation suisse à l'actuelle Space Race.

Cedric Zellweger – If life is a video game, the graphics are great, but the plot is confusing & the tutorial is way too long.

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Cedric Zellweger – If life is a video game, the graphics are great, but the plot is confusing & the tutorial is way too long.

par Cedric Zellweger

Le projet explore la vie d’Elon Musk — sa carrière, sa sphère intime et son influence à l’échelle mondiale — à travers une perspective critique. Musk appréhende le monde comme un vaste terrain de jeu, une surface éclatante empreinte de contradictions, où ses liens ambigus avec Trump contribuent à façonner les dynamiques globales. Inspiré par "Le Jardin des délices" de Bosch, le projet brouille la dichotomie américaine traditionnelle du bien et du mal. Dans ce cadre, le Texas — où résident Musk et des membres de la famille du photographe — incarne une forme américaine typique : étendue, protectrice, consumériste à l’extrême, tournée vers les étoiles tout en demeurant sous un ciel étrangement hors d’atteinte. L’installation se compose de photographies argentiques, d’un jeu, de photogrammes et d’objets variés.

Belinda Kiela – Bana Ya Mbòka

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Belinda Kiela – Bana Ya Mbòka

par Belinda Kiela

Les images de cette édition sont un fragment d'une immersion au sein de  l’Université de Kinshasa : une vie étudiante riche au cœur d’une capitale en mouvement. Entre rires, discussions, doutes et découvertes, la photographe a appris à s’ancrer dans un quotidien loin de celui connu en Europe. Bana ya Mbóka — les enfants du pays — donne un visage à cette jeunesse qui étudie, rêve et résiste sur les bancs de cette université. Fondée en 1954, l’UniKin porte l’ambition, freinée par l’histoire, d’être un haut lieu du savoir. Malgré les grèves, coupures d’électricité ou manques d’infrastructures, les étudiant·e·s rencontrés dégagent une force bouleversante. Cette série raconte des instants de vie faits de regards, de gestes quotidiens et de résilience collective.

Delio Testa – Partenopei

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Delio Testa – Partenopei

par Delio Testa

Naples est l'une des incarnations les plus vibrantes de l'amour d'un peuple pour ses terres, et ce malgré une souffrance ancrée dans un chaos quotidien ainsi qu'une précarité bien plus profonde qu'on ne l'imagine. Pour comprendre ce contexte, il faut s'immerger dans la vie napolitaine. Rapidement, nous sommes submergés par des icônes vénérées allant de la religion à des personnalités populaires touchant la poésie, le cinéma, la musique, le sport et bien d'autres. Ces identifications et ces croyances offrent une force supplémentaire au quotidien et nourrissent le besoin constant de créer, de célébrer et de rendre hommage à ces icônes urbaines, contemporaines ou historiques. Leurs combats leur servent de moteur d’espoir, nourris par leur condition qu’ils refusent de subir.

Adel Debabéche – Ouled El Bahdja

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Adel Debabéche – Ouled El Bahdja

par Adel Debabéche

Ouled El Bahdja est un regard intime sur la jeunesse algérienne, partagée entre l’attente et le désir de départ. Ce projet interroge l’espace mental et physique d’une génération qui rêve d’ailleurs, dans un pays où l’avenir semble figé. C’est le récit d’un quotidien fragmenté, où le temps s’étire dans l’ennui, mais où subsiste une tension entre résignation et espoir. Une tentative de saisir ces instants de flottement, ces regards tournés vers l’Europe — fantasme collectif, promesse de reconnaissance, mais aussi chemin incertain... Ouled El Bahdja éclaire une jeunesse qui, malgré les contraintes sociopolitiques, cherche à construire une existence pleine de sens. Une tentative de rendre visibles les rêves et les désirs d’émancipation nés dans l’ombre.

ECAL × NNORMAL

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ECAL × NNORMAL

avec Nicolas Poillot

En septembre 2024, la rentrée académique à l’ECAL / École cantonale d’art de Lausanne, a été marquée par le début de notre collaboration avec le fabricant d’équipements de trail Nnormal. Au même moment, non loin de notre école, Kilian Jornet, fondateur de la marque, a donné à nos équipes le goût de l’exploit en enchaînant 82 sommets alpins de plus de 4000 mètres, pulvérisant au passage tous les records. Dans le trail comme en photographie, il faut de la passion, de la discipline et de l’endurance. Nos étudiant·e·s du Bachelor Photographie à l’ECAL ne sont pas tous de grands sportifs, mais ils sont animés par le désir de réaliser des exploits visuels. Formés à la maîtrise technique, au développement conceptuel et à la prise de risque, ils ont passé trois années dans un champ d’exploration qui leur permet de chercher leurs limites et de tracer leur voie. Il est essentiel pour eux de sortir des sentiers battus et de trouver un langage visuel qui les distingue de l’immense quantité d’images qui nous submergent. L’ECAL a une longue tradition de collaborations avec des marques et des professionnels de haut niveau qui, en plus de leurs propres activités, souhaitent transmettre leurs compétences et leur expérience à une jeune génération passionnée, en quête de repères sur un terrain encore inconnu. Parmi eux, Régis Tosetti, directeur artistique de Nnormal, entretient un lien fort avec l’ECAL, où il a obtenu en 2005 un diplôme en Communication visuelle. Régis a lancé cette collaboration avec notre intervenant Nicolas Poillot, également directeur artistique. Nicolas a forgé son style brut et élégant en faisant glisser la mode vers le documentaire. Intervenant invité à l’ECAL depuis plusieurs années, il a guidé les étudiant·e·s avec pragmatisme et rigueur, les accompagnant dans la cartographie de la marque et de son expression visuelle. Dans un monde pollué et bruyant, saturé de stimuli superposés, il est difficile de se concentrer, de viser un objectif clair, un horizon à atteindre. L’opportunité offerte par la collaboration entre l’ECAL et Nnormal a incité une jeune génération de photographes à se tourner vers la montagne. La nature devient alors un terrain d’évasion, de communion et d’aventure, pour un imaginaire essentiel fait de corps et de paysages. L’élément médiateur entre ces deux composantes est le sujet principal : la chaussure, qui permet d’aller plus loin dans cette union. Mais dans le travail de Nicolas et de ses étudiant·e·s, il y a bien plus que des chaussures : il y a des valeurs écologiques, des atmosphères sèches ou humides, des lumières solaires et nocturnes, des textures techniques et organiques, des muscles et des visages tendus qui trouvent leur délivrance dans l’exploit. Et enfin, dans le trail comme en photographie, malgré une préparation technique et mentale rigoureuse et une étude systématique des prévisions, il existe des imprévus qui nous obligent à inventer des solutions improvisées, révélant de nouvelles formes de beauté.

ECAL × JEAN PAUL GAULTIER: 30 ans du Mâle

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ECAL × JEAN PAUL GAULTIER: 30 ans du Mâle

avec Florence Tétier, Nicolas Coulomb

Le Mâle - 30ième anniversaire En 2025 "Le Mâle" fête ses 30 ans. C'est dans ce cadre que les étudiants et étudiantes ont travaillé autour du parfum de la marque. Reflexion autours de la masculinité et des différentes représentations du corps en 2025.

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