BA DESIGN GRAPHIQUE
Design Editorial BA3 – S1 25–26
with Jonathan Hares
Les élèves de troisième année ont dû réaliser une édition sur un demi-semestre, en choisissant comme sujet un événement paru dans le journal à la date du premier cours.
Genius Loci, “l’esprit du lieu”, désigne l’identité spécifique d’un lieu, son essence. En architecture, selon ce principe, les caractéristiques uniques d’un lieu sont prolongées dans une réalisation.
Les élèves de 2ème année en Design graphique ont travaillé sur une communication basée sur ce principe et sur la réalisation architecturale qui s’y réfère afin d’en faire la promotion, ou de prolonger la communication du lieu.
Projet d’atelier (2026) avec Nicole Udry
Cette séquence propose de lire le pavillon du Sihlhölzli comme une structure sensible plutôt que comme un objet architectural figé, à partir de la métaphore « Muschel ist Muskel » (la coquille comme muscle). Le bâtiment a connu plusieurs états d’usage et d’atmosphère, que la vidéo aborde comme un cycle qui se compose de quatre phases : musique, saturation sonore, abandon et réactivation par le corps. Le choix du format en boucle renvoie à la respiration, à la musique et à un temps non linéaire, où les usages passés continuent d’influencer la perception du lieu. Dans cette vidéo, l’architecture est envisagée comme un corps réactif aux flux qui l’entourent, cherchant à proposer une lecture sensible de l’espace.
By Eve Gremaud
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Ce projet éditorial transpose graphiquement l’approche architecturale de Sauter von Moos développée dans A House with a Tree (Bâle, 2013). À partir des notions de module, de fragmentation et d’activation réciproque entre existant et extension, il prend la forme d’un journal composé de structures typographiques abstraites, issues des mots HOUSE et TREE, transformées en formes architecturales modulaires.Pliées et mises en relation, ces compositions génèrent des séquences dynamiques où chaque double page active la suivante, en écho au dialogue entre passé et présent instauré par les architectes. Une mini-édition insérée dans le journal rassemble des fragments du texte original, réorganisés en un noyau narratif. Agissant comme une clé de lecture, elle donne accès aux gestes, aux intentions et à l’éthique du projet, et permet de relier les compositions graphiques abstraites à leur origine architecturale. L’ensemble forme un dispositif éditorial où texte et image, autonomie et dépendance, se répondent et s’activent mutuellement.
Par Matteo Lucca
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À l’image du bureau d’architecture, j’ai souhaité réaliser une intervention dans le village afin de contribuer à sa revitalisation. Avant ma visite, j’ai donc conçu un jeu de billes inspiré d’une histoire locale selon laquelle les enfants jouaient autrefois sur la place du village en utilisant quatre trous creusés dans le sol. J’ai passé une journée à Monte et, durant ce temps, j’ai fait sept rencontres avec des personnes qui ont accepté de jouer à ce jeu. De ces parties sont nées des traces de billes réalisées à l’encre, qui capturent les mouvements et les interactions entre les joueurs.
Parallèlement, j’ai rassemblé des documents d’archives que j’ai ensuite sélectionnés et mis en relation en écho aux conversations que j’ai eues avec les habitants. Mon projet prend ainsi la forme d’un dialogue associatif, comparable à un jeu de ping-pong entre moi et les personnes rencontrées. D’une part, mon intention était d’animer et de dynamiser les habitants ainsi que le village grâce à mon intervention graphique. D’autre part, le fait que les échanges et les rencontres orientent progressivement mes choix de contenu m’a conduit à me laisser guider par ce contact direct dans la construction du livre. De la même manière, les interventions architecturales ont également émergé des discussions et des rencontres avec les habitants.
Par Leandra Adler
Cette édition raconte le cycle du bois en trois temps : Wurzeln Schlagen (prendre racine) évoque la graine et la croissance lente de l‘arbre ; Verwandlung (métamorphose) marque l‘intervention humaine et la construction de la première maison en 1666, où le bois devient structure tout en conservant la mémoire de son origine ; Gässlihuß (Maison Gässli) retrace sa déconstruction et reconstruction de 2019 à aujourd‘hui, soulignant le mouvement du lieu et la circulation de la mémoire. L‘objet, entre édition et affiches, s‘appuie sur un système graphique inspiré des cernes de croissance. Une grille proportionnelle à une chronologie de 1500 à demain structure l‘ensemble, où les textes partent du centre dans un mouvement de zoom et dézoom progressifs à travers les phases. Les images traduisent l‘état de la matière : 165 cercles en filets pour la croissance, passage au dégradé puis au cercle plein pour la métamorphose, images d‘archives tramées en cercles pour le mouvement et la mémoire. Le temps devient ainsi matière tangible, traduisant visuellement la continuité d‘un cycle où la matière circule et se réinscrit dans le temps
Par Layana Comte
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Ce projet graphique prend appui sur la salle communale de Bussy-sur-Moudon pour mettre en lumière le rôle des lieux communautaires en milieu rural. À partir de ses usages, de ses souvenirs et des archives photographiques et écrites liées au bâtiment, il développe des systèmes graphiques qui proposent une lecture du fonctionnement social à Bussy et plus largement dans les campagnes. Souvent peu visibles d’un regard extérieur, ces lieux sont pourtant essentiels à la vie collective, ils accueillent des moments ordinaires comme des événements marquants et participent à la cohésion sociale du territoire.
Par Gaëtan Mauclair
Après l’analyse et la visite du bâtiment, j’ai choisi de développer une animation fondée sur une idée centrale : dans ce lieu, l’architecture et le jazz sont indissociables. Le projet s’adresse aux élèves, enseignants et passionnés d’architecture et de musique, et vise à informer tout en éveillant la curiosité, en invitant à découvrir le bâtiment autant par le son que par l’image. Le ton, à la fois informatif et poétique, fait résonner l’espace comme un récit vivant. L’animation s’appuie sur les modules acoustiques, les formes architecturales, les voûtes, la diversité des salles et la cour intérieure, animés comme une danse en écho à la musique. Structurée en quatre étapes, situation, apprentissage, coopération et diffusion, elle révèle un campus qui vit, apprend et crée grâce au jazz. Pensée pour l’apprentissage et l’expérimentation, cette architecture forme un univers intime, nourri par la musique, et ouvert sur la ville à travers le jazz club.
Par Eloïse Guillod
Cette édition traduit graphiquement le principe de rénovation par superposition : l’existant n’est jamais effacé, mais devient le support des transformations. Elle se présente comme un journal-feuilleton composé de quatre feuilles pliées, formant un journal de 16 pages ou, une fois dépliées, quatre affiches.Le projet repose sur trois couches d’impression. La couche de base est un journal d’architecture suisse de 1930, contemporain de la construction de la maison, dont la navigation est conservée pour ancrer le passé. Un aplat de sérigraphie doré et transparent se superpose ensuite sans masquer, évoquant une rénovation douce. Enfin, une impression jet d’encre montre la maison aujourd’hui et les interventions réalisées.
Chaque demi-page traite une modification spécifique (toiture, eau, fenêtres, etc.). Pour chaque thème, le journal de 1930 est recomposé à partir d’images et de publicités d’époque, créant un dialogue entre passé et présent. Une seconde navigation, datée 2013, matérialise la superposition des temporalités.Au verso, un dessin minimaliste représente chaque intervention. La sérigraphie génère un léger gaufrage, introduisant une dimension tactile perceptible à la lecture. L’accumulation des impressions sur une même feuille devient ainsi le cœur du projet, en écho direct à la démarche architecturale : construire avec l’existant plutôt que le remplacer
Par Camille Genoud
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